La commune de Paris 1871

•juillet 18, 2009 • Laisser un commentaire

La Commune de Paris trouve sa source dans un élan républicain se référant à la Première République et au gouvernement révolutionnaire de la Commune de Paris (1792), ainsi qu’à l’insurrection populaire de juin 1848 sous la Deuxième République et qui avait été réprimée de façon sanglante par le gouvernement instauré par la Révolution de février 1848. C’est d’ailleurs depuis cette date que le drapeau rouge rallie les insurrectionnalistes et barricadiers, parce qu’il symbolise le sang du peuple ouvrier, le drapeau tricolore étant synonyme de répression (le drapeau rouge était à l’origine, sous la Révolution, le drapeau symbolisant la loi martiale ; le peuple a repris ce symbole pour se moquer des monarques et des soldats).

De 1804 à 1871, la France ayant vécu principalement sous des régimes monarchiques ou impériaux (Premier Empire, Restauration, Monarchie de Juillet, Second Empire), le régime républicain n’avait fonctionné que très peu d’années. En juillet 1870, Napoléon III entreprend une guerre mal préparée contre la Prusse qui le conduit rapidement à la défaite. Le 4 septembre 1870, à la suite d’une journée d’émeute, l’Empire est renversé et un Gouvernement de la Défense nationale s’installe à l’Hôtel de ville de Paris pour poursuivre la guerre contre les États allemands. Paris est assiégé et connaît une grave famine au cours de l’hiver 1870-71. Jules Favre, ministre des Affaires étrangères du gouvernement de la Défense nationale, signe un armistice avec Bismarck. Celui-ci prévoit, outre la fin des hostilités pour une période de quinze jours renouvelables, la convocation d’une Assemblée nationale, chargée de décider de la poursuite de la guerre ou de la paix. Les élections du 8 février, organisées dans la précipitation pour signer au plus vite l’armistice, envoient une forte proportion de monarchistes, candidats des listes “pour la paix”, à l’Assemblée nationale. La plus grande partie des élus de Paris sont des républicains, des listes “pour la guerre”, souvent extrémistes. En effet le peuple parisien pense s’être correctement défendu et ne se considère pas comme vaincu. Il existe un fossé grandissant entre les provinces et la capitale, confinant parfois à l’exaspération, la guerre ayant été déclenchée en grande partie sous la pression de la rue parisienne.

L’Assemblée se réunit d’abord à Bordeaux, puis à Versailles, pour ne pas tomber sous les révoltes parisiennes comme cela a failli se produire pendant le gouvernement de la Défense nationale (31 octobre notamment).

Depuis le 17 février, le gouvernement de la République est dirigé par Adolphe Thiers “chef du pouvoir exécutif” ; il cherche à conclure un traité de paix avec la Prusse. Les Parisiens, qui ont supporté un siège très dur, et sous le coup d’une fièvre obsidionale ( “la folie du siège” ), veulent protéger Paris des Prussiens et ouvrir une nouvelle ère politique et sociale[2]. Ils refusent que les troupes françaises récupèrent les canons de Paris et craignent que les Prussiens, entrés dans la ville, ne s’en emparent. C’est donc l’épreuve de force entre les royalistes, grands bourgeois et conservateurs provinciaux, tous favorables à une paix rapide avec l’Allemagne, retirés à Versailles et la population parisienne (essentiellement celle des quartiers de l’est parisien soumise aux très dures conditions salariales et sociales de l’époque et principale victime de la famine due au siège de Paris par les Allemands).

À Paris, la mixité sociale dans les quartiers, de règle depuis le Moyen Âge, a presque disparu avec les transformations urbanistiques du Second Empire. Les quartiers de l’ouest (VIIe, VIIIe, XVIe et XVIIe arrondissements) concentrent les plus riches des Parisiens (avec leur domesticité). Les quartiers centraux conservent encore des personnes aisées. Mais les classes populaires ont été regroupées à l’Est (XIe, XIIe, XIIIe, Xe, XVIIIe, XIXe et XXe arrondissements). Les ouvriers sont très nombreux : 442 000 sur 1,8 million d’habitants selon le recensement de 1866. S’y ajoutent de très nombreux artisans (près de 70 000, la plupart travaillant seuls ou avec un unique ouvrier) et de très petits commerçants dont la situation sociale est assez proche de celle des ouvriers. Ces classes populaires ont commencé à s’organiser. Le droit de grève qui a été accordé en 1864, a été très utilisé dans les dernières années du Second Empire. À l’occasion d’élections législatives de février 1864, des ouvriers publient le manifeste des Soixante, qui réclame la liberté du travail, l’accès au crédit et la solidarité. Depuis septembre 1864, il existe une Internationale ouvrière, qui a des représentants à Paris (en 1868, le gouvernement impérial dissout la section française de l’Internationale dont les membres ont participé à des manifestations républicaines). La loi sur la liberté de la presse de 1868, permet l’émergence publique de revendications économiques anti-capitalistes : la « nationalisation » des banques, des assurances, des mines, des chemins de fer (programme de Malon et Varlin pour les élections législatives de 1869)… Les blanquistes, qui prônent l’insurrection, se manifestent de plus en plus.

Les classes populaires parisiennes craignent de se voir une nouvelle fois frustrées des bénéfices de « leur » révolution de septembre 1870 (renversement du Second empire). Déjà, après les journées révolutionnaires parisiennes de juillet 1830 et après celle de février 1848, et les élections de mai 1848, les classes aisées avaient confisqué le pouvoir politique à leur profit, en installant la Monarchie de juillet et le Second Empire. En 1871, les Parisiens sont méfiants envers l’assemblée nouvellement élue en février 1871, où les deux tiers des députés sont des monarchistes de diverses tendances ou des bonapartistes. L’assemblée, méfiante du Paris populaire toujours prêt à s’enflammer, décide, le 10 mars, de siéger à Versailles (ville sous contrôle des Allemands et symbole de la monarchie absolue). L’assemblée mène une politique sociale qui va mettre en difficultés une partie des Parisiens, déjà éprouvés par le siège de la ville par l’armée prussienne (durant cette période, la consommation d’absinthe est multipliée par cinq)[citation nécessaire]. Le 10 mars, elle décide la suppression du moratoire des effets de commerce, des loyers et des dettes, désormais ce sont trois termes qui deviennent exigibles. De nombreux ouvriers, artisans et commerçants se voient menacés dans leurs moyens de vivre (on estime à près de 150 000 les personnes ainsi menacées de faillite ou de poursuites judiciaires). De plus, l’assemblée supprime la solde quotidienne de 1,50 franc des soldats de la Garde nationale, privant ainsi une partie des classes pauvres de Paris d’une source de revenus. Cette politique rappelle, aux plus vieux des Parisiens, celle menée au printemps 1848, par l’Assemblée dominée par le Parti de l’Ordre dont un des chefs était Thiers. Quand le gouvernement décide de désarmer les Parisiens ceux-ci se sentent directement menacés. Il s’agit de soustraire aux Parisiens les 227 canons entreposés à Belleville et à Montmartre. Les Parisiens considèrent ces canons comme leur propriété, qu’ils ont eux-mêmes payés lors de la guerre contre la Prusse par le biais de la souscription. Ils se voient sans défense vis-à-vis d’éventuelles attaques des troupes gouvernementales (comme en juin 1848). Cependant les Parisiens disposent de près de 500 000 fusils.

Source:  http://fr.wikipedia.org

Bien des choses nous son occulté dans nos écoles la commune de paris sujet important de notre histoire pré-contemporaine, nous est cachés.

VOIRE AUSSI LE DOCUMENT  le film de Peter Watkins “La commune”

Inversion des poles

•juillet 13, 2009 • Un commentaire

Le phénomène très spectaculaire de l’inversion des pôles magnétiques terrestres ne se produirait pas de façon aléatoire comme le pensaient jusqu’ici les scientifiques. Les travaux de l’université de Calabre penchent plutôt pour une sorte de « mémoire » de la Terre, qui reproduirait l’inversion selon une distribution temporelle particulière.

C’est déjà arrivé quelques centaines de fois en 160 millions d’années… Quand le Nord devient Sud, on parle d’inversion des pôles magnétiques. La dernière fois, c’était il y a 780 000 : un événement appelé inversion Brunhes-Matayama. A quand le prochain épisode ?

Ce phénomène naturel, parmi les plus étonnants qui soient, est étudié depuis longtemps et la question est presque d’actualité. En effet les conséquences sont immenses même si le processus n’est pas instantané, l’inversion complète de polarité de la planète pouvant prendre plusieurs centaines d’années. Pendant une durée très courte, au moment de l’inversion totale, on assiste à une disparition du champ magnétique terrestre et la planète ne se trouve plus protégée des radiations venant de l’espace. Le bombardement cosmique aurait ainsi entraîné par le passé des extinctions massives d’espèces ainsi que l’apparition de nouvelles. Or, un certain nombre de données, comme l’affaiblissement du champ magnétique total constaté depuis plus d’un siècle pourrait laisser présager d’une possible inversion magnétique d’ici quelque milliers d’années.

Mais le phénomène par lui-même n’est pas réellement expliqué. Dans ce contexte, une équipe italienne menée par Vincenzo Carbone (1) montre que les événements ne se produiraient pas de façon aléatoire, comme on a pu le penser jusqu’ici, mais surviennent en « grappes » (clusters) selon des séries révélant une sorte de mémoire magnétique de la Terre.

La Terre garde une mémoire magnétique

Selon l’état de la science, les géophysiciens pensent que le noyau de la Terre se comporte comme une sorte de dynamo géante produisant un champ magnétique. Celle-ci peut s’arrêter de fonctionner de façon spontanée ou suite à un choc, comme l’impact d’un objet céleste, puis repartir avec des directions de champs magnétiques différentes. D’après la théorie qui prévaut, l’inversion des pôles obéirait à une distribution de Poisson, qui permet de calculer la probabilité d’apparition d’événements durant un temps défini lorsque ceux-ci sont indépendants les uns des autres et aléatoires. Mais si l’on en croit Carbone, qui a procédé à une analyse statistique fouillée et minutieuse de différents échantillons de données physiques et géologiques attribuées à des périodes d’inversion, la séquence d’apparition répond à une distribution de Lévy. Explication : les événements apparaissent dans le temps de façon corrélée, par grappes (« clusters ») et non plus de manière aléatoire et indépendamment les uns des autres.

Cette « mémoire » de la Terre est une avancée dans la compréhension des phénomènes géomagnétiques, et pourrait permettre d’une certaine façon une prévision. Les chercheurs italiens souhaitent bâtir un modèle dynamique pour décrire le processus d’inversion, afin d’aider à mieux comprendre les mécanismes physiques qui en sont à l’origine.

(1) Physics/0603086, The clustering of polarity reversals of the geomagnetic field, V. Carbone, L. Sorriso-Valvo, A. Vecchio, F. Lepreti, P. Veltri, P. Harabaglia, I. Guerra

Source : http://www.futura-sciences.com

Alors pour les gens qui disent on se fout de tout un tas de choses et bien je repondrais la nature vas tous nous mettre d’accord on vas tous crever.

La malediction du Liberia

•juillet 12, 2009 • Laisser un commentaire

Le Libéria sort de plus de 14 ans de guerre civile, une guerre sanglante et barbare. Aujourd’hui, à Monrovia comme dans tout le pays, il y a 85% de chômeurs, et aussi des écoles, des routes, des hôpitaux à reconstruire. Le pays est exsangue. Depuis la fin de la guerre, une économie d’urgence et de survie s’est mise en place. Dans ce pays à bout de souffle, la pêche est le moyen le plus sûr de pouvoir manger quelques poissons à la fin de la journée. Beaucoup d’ex-combattants et d’ex-enfants soldats sont devenus pêcheurs, juste pour vivre . Ils travaillent et essaient d’oublier en mer les horreurs de la guerre. Mais face à eux une nouvelle armée se dresse : des chalutiers chinois qui ratissent sans états d’âme, le fond des eaux libériennes. En principe, ces chalutiers doivent employer de la main d’œuvre libérienne. En réalité, les libériens sont laissés sur les quais, et assistent impuissants au retour des bateaux chinois chargés d’espadons, qui seront revendus au marché local. Profitant déjà du désastre économique engendré par la guerre, les armateurs chinois ont un autre avantage ; des eaux très poissonneuses, qui n’ont pas été pêchées depuis 15 ans. Alors, le port de Moravia est le théâtre d’un véritable pillage économique qui ne laisse entrevoir à cette population qu’un faible espoir de s’en sortir.

reportage de Juliette Lambot et Laurent Desvaux

RFID (Radio Frequency IDendification) Ou comment perdre ce qui nous reste de liberté

•juillet 9, 2009 • Laisser un commentaire
Déjà utilisées pour identifier nos cartes bancaires ou tracer des marchandises, les puces électroniques pourraient s’incruster partout, même sous notre peau. Entre nouvelles applications technologiques et contrôle social croissant, un étonnant documentaire d’anticipation.La Radio frequency identification (RFID) est un système d’identification basé sur la radiofréquence : une étiquette munie d’une puce, d’un code-barres et d’une antenne minuscule permet, grâce à un signal radio, d’identifier et de localiser immédiatement l’objet dans lequel elle est intégrée. Le développement de ce dispositif, déjà utilisé pour tracer les marchandises, pourrait révolutionner non seulement l’industrie mais aussi la vie de chacun.

À partir de projets pilotes, ce documentaire anticipe ses différentes applications possibles : automatisation de l’industrie, gestion des stocks, prévention des vols, détection des contrefaçons, distribution de médicaments dans les hôpitaux… Le film va même plus loin en envisageant l’implantation de la puce chez l’homme, ou encore l’identification systématique de l’individu grâce à ses papiers ou à son portable. Une perspective qui, malgré des aspects positifs, éveille les soupçons : bien moins que la crainte d’une société sous haute surveillance telle que la décrivait Orwell dans 1984, c’est plutôt l’exploitation par le marketing qui peut alarmer. En pistant nos comportements et nos habitudes de consommation, les marques pourraient en effet commercialiser tous les aspects de notre vie.

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Notre pain quotidien

•mai 4, 2009 • Laisser un commentaire

Le film s’ouvre par un long travelling où l’on voit un homme nettoyer un espace de travail. Aucune musique, aucun commentaire, rien, juste l’attention portée sur cet homme et ses gestes méthodiques pour passer au jet d’eau un énorme hangar. On ne comprend pas très bien où cela se passe, ni ce qui se passe. Et puis on finit par comprendre qu’il nettoie un abattoir, un gigantesque abattoir. L’effet d’échelle frappe d’un coup, la démesure de la structure apparaît dans toute sa force.

Le sujet : l’industrie agro-alimentaire en Europe, des champs d’oliviers d’Andalousie aux mines de sel d’Allemagne en passant par les cultures sous serres de Hollande. Un tour de l’Union Européenne des grandes productions alimentaires, animales, végétales et minérales. Tout le documentaire est bâti sur le principe de plans fixes, très longs, sans aucune musique ni aucun commentaire surajouté. On est donc obligé de tirer les informations à partir de ce que l’on voit et entend. Les plans-séquences durent parfois longtemps. D’une façon générale, le temps est dilaté, allongé, ce qui s’avère assez déstabilisant parfois. Mais en fait, le montage révèle un véritable discours, renforcé par des effets de symétrie indirecte d’un plan à un autre, par lesquels le réalisateur fait ressortir les lignes de force de son travail. Et puis, à intervalles réguliers, on voit aussi les travailleurs manger. Or, la plupart du temps, les pauvres sandwiches qu’ils ingurgitent à la va-vite disent bien que le « bien-manger » n’est en fait la préoccupation de personne.

Au fur et à mesure que les séquences s’enchaînent, notre regard s’aiguise pour mieux décrypter des images souvent énigmatiques tant ce qu’elles montrent est technique. On finit par deviner les machines à éviscérer les porcs, les trieuses à poulets ou encore les cultures de poivrons à partir de boîtes en carton. Parfois, les machines aperçues n’indiquent rien, et c’est seulement lorsqu’on les voit en action que l’on comprend, de façon presque hallucinatoire tant la surprise peut être brutale.

Source : www.cafe-geo.net

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La MHD magneto hydro dynamique

•mai 4, 2009 • Un commentaire

Jean- Pierre Petit, astrophysicien, ancien chercheur du CNRS nous explique la MHD (Magneto Hydro Dynamique) et une nouvelle explication possible de notre univers pour mieux comprendre les voyages spatiaux du futur.

La Magnéto Hydro Dynamique  est une Technologie avéré, que beaucoup de laboratoire universitaire l’on prouvé, il n’y plus de doute sur le mode de déplacement que pourrais avoir les OVNIS ( si toute fois vous y croyez!!!) enfin plus de doute ne dit plus ” je crois” mais plutôt “je sais”.

Ce document est passionnant. A voir!!!

Source : http://www.jp-petit.com

Enfants soldat

•mai 4, 2009 • Laisser un commentaire

Ces jeunes enfants apprennent le maniement des armes légères. Les trafiquants d’armes ont tout calculé pour qu’un enfant de 10 ans puisse très facilement monter et démonter des Kalachnikov, des AK47 et des carabines M-16, et qu’il puisse s’en servir aisément grâce à leur légèreté, leur petite taille et leur mécanisme automatique.
Leur coût étant peu élevé, se procurer de telles armes et en grande quantité est très facile.
Selon l’ONU, il circule dans le monde une arme légère pour douze habitants en moyenne faisant 1300 victimes par jour.
A cause de leur manque d’expérience, les enfants soldats subissent de plus graves accidents que les adultes qui les mutilent et les paralysent. Bien évidemment, leur souffrance est autant physique que psychologique. 1300 victimes par jour, oui ce chiffre est alarmant ! Mais combien y-a-t-il d’enfants vivant un véritable cauchemar, violés dans leur dignité, traumatisés à vie et rejetés par la société et leur famille parce qu’ils ont tué ? Plus de dix millions !
Profiter ainsi de la naïveté des enfants et anéantir leur dignité revient à détruire l’humanité de demain !

source: www.fraternet.com

Michel Collon : Les 5 principes de la propagande de guerre.

•avril 25, 2009 • Laisser un commentaire

Michel Collon “Le rôle des médias et de l’union Européenne”
Conférence datée du 27 février 2009, au centre islamique et culturel de Liège, dans le cadre de la journée du soutien au peuple Palestinien
Réalisé par Mediane.Tv

Michel Collon : Les 5 principes de la propagande de guerre “Les guerres ne commencent pas par des bombes, elles commencent par des médias-mensonges”. Tel est le constat que fait le journaliste belge Michel Collon, en ouverture de cette conférence datée du 27 février 2009, au centre islamique et culturel de Liège, dans le cadre de la journée du soutien au peuple palestinien. Selon lui, la propagande de guerre repose sur 5 principes : 1- Occulter l’histoire 2- Occulter les intérêts économiques 3- Diaboliser l’adversaire 4- Présenter notre camp comme n’attaquant pas un peuple, mais seulement un dirigeant 5- Monopoliser l’information, empêcher le vrai débat Ces principes-là, on les retrouve dans tous les conflits, affirme Collon. L’homme illustre son propos avec les cas de l’Irak, de l’Irlande, du Venezuela de Chavez, et du conflit israélo-palestinien. Grande leçon : toutes les guerres sont économiques. Les raisons humanitaires ne sont faites que pour emporter l’adhésion des populations des pays agresseurs. A la toute fin de son intervention, Michel Collon fait un éloge d’Internet et de sa libre information. Un éloge du journalisme citoyen : “L’information, vous pouvez la faire. Vous n’êtes pas impuissants, vous avez un pouvoir, vous aussi vous pouvez être des journalistes. C’est à chacun de nous de s’engager dans cette bataille de l’information, cette bataille pour la vérité”. URL TRACKBACK :

http://www.agoravox.tv/tb_receive.php3?id_article=22554

Enjoy Coca cola! Hate Coca cola in india ” Coca cola pompe a eau”

•avril 21, 2009 • Laisser un commentaire

Expulsé en 1977 par le gouvernement, Coca-Cola a repris pied en Inde le 23 octobre 1993, au moment même où Pepsi-Cola s’y implantait. Les deux entreprises possèdent 90 « usines d’embouteillage » qui sont en réalité… des « usines de pompage » : 52 unités appartiennent à Coca-Cola et 38 à Pepsi-Cola. Chacune extrait entre 1 million et 1,5 million de litres d’eau par jour.

En raison de leurs procédés de fabrication, ces boissons gazeuses présentent des risques. D’abord, parce que le pompage des nappes pratiqué par leurs usines dépouille les pauvres du droit à se fournir en eau potable. Ensuite, parce que ces usines rejettent des déchets toxiques qui menacent l’environnement et la santé. Enfin, parce que les sodas sont des boissons dangereuses – le Parlement indien a mis sur pied une commission mixte chargée d’enquêter sur la présence de résidus de pesticides.

Pendant plus d’un an, des femmes des tribus de Plachimada, dans le district de Palaghat, au Kerala, ont organisé des sit-in pour protester contre l’assèchement des nappes phréatiques par Coca-Cola. « Les habitants, écrit Virender Kumar, journaliste au quotidien Mathrubhumi, portent sur la tête de lourdes charges d’eau potable qu’ils doivent aller chercher loin, pendant que des camions de boissons gazeuses sortent de l’usine Coca (1). » Il faut 9 litres d’eau potable pour faire 1 litre de Coca.

Les femmes adivasies (2) de Plachimada ont entamé leur mouvement peu après l’ouverture de l’usine Coca-Cola, dont la production devait atteindre, en mars 2000, 1 224 000 bouteilles de Coca-Cola, Fanta, Sprite, Limca, Thums Up, Kinley Soda et Maaza. Le panchayat local (3) lui avait accordé sous conditions l’autorisation de puiser l’eau à l’aide de pompes motorisées. Mais la multinationale s’est mise à puiser, en toute illégalité, des millions de litres d’eau pure dans plus de six puits forés par ses soins et équipés de pompes électriques ultrapuissantes. Le niveau des nappes a terriblement baissé, passant de 45 mètres à 150 mètres de profondeur.

Non contente de voler l’eau de la collectivité, Coca-Cola a pollué le peu qu’il en restait, rejetant les eaux souillées dans les forages à sec creusés sur ses installations pour enfouir les déchets solides. Auparavant, l’entreprise déposait ses déchets en dehors, si bien qu’à la saison des pluies leur dissémination dans les rizières, les canaux et les puits constituait une menace des plus sérieuses pour la santé publique. Ce n’est plus le cas. Mais la contamination des sources aquifères n’en est pas moins réelle.

D’où l’assèchement de 260 puits, dont le forage avait été assuré par les autorités pour subvenir aux besoins en eau potable et à l’arrosage agricole. Dans cette région du Kerala, appelée « grenier à riz », les rendements agricoles ont diminué de 10 %. Et Coca-Cola, c’est le comble, redistribue ses déchets toxiques aux villageois sous forme d’engrais. Les tests ont pourtant montré que ceux-ci ont une forte teneur en cadmium et en plomb, substances cancérigènes.

Des représentants des tribus et des paysans ont donc également dénoncé la contamination des réserves aquifères et des sources, et les forages effectués à tort et à travers, qui ont gravement compromis les récoltes ; ils ont réclamé la protection des sources d’eau potable, des mares et des réservoirs, l’entretien des voies navigables et des canaux.

Sommé de s’expliquer, Coca-Cola a refusé de fournir au panchayat les explications demandées. Ce dernier lui a donc notifié la suppression de sa licence d’exploitation. La multinationale a essayé d’acheter le président, M. Anil Krishnan, en lui offrant 300 millions de roupies. En vain. Toutefois, si le panchayat lui a retiré son permis d’exploiter, le gouvernement du Kerala a continué à protéger l’entreprise. Il lui verse quelque 2 millions de roupies (36 000 euros) au titre de subvention à la politique industrielle régionale. Dans tous les Etats où ils ont des usines, Pepsi et Coca touchent des aides similaires, pour des boissons dont la valeur nutritionnelle est nulle, en comparaison des boissons indiennes (nimbu pani, lassi, panna, sattu…).

De plus en plus, l’industrie des boissons gazeuses utilise le sirop de maïs, à haute teneur en fructose. Non seulement cet édulcorant est néfaste pour la santé, mais la production de maïs sert déjà à la fabrication industrielle d’aliments pour le bétail. C’est autant de moins pour la consommation humaine, et, en réalité, cela prive les pauvres d’un produit de base essentiel, à bon marché. En outre, le remplacement d’édulcorants plus sains tirés de la canne à sucre, tels que le gur et le khandsari, lèse les paysans, à qui ces produits assuraient des moyens de subsistance. Bref, Coca-Cola et Pepsi-Cola ont sur la chaîne alimentaire et l’économie un impact énorme.

En 2003, les autorités sanitaires ont informé les habitants de Plachimada que la pollution de l’eau la rendait impropre à la consommation. Les femmes furent les premières à dénoncer cet « hydropiratage » lors d’un dharna (sit-in) devant les grilles de la compagnie.

Amorcé à l’initiative des femmes adivasies, le mouvement a déclenché une vague de soutien nationale et internationale. Sous la pression de ce mouvement de plus en plus puissant et en raison de la sécheresse venue encore aggraver la crise de l’eau, le chef du gouvernement du Kerala a enfin ordonné, le 17 février 2004, la fermeture de l’usine Coca-Cola. Les alliances arc-en-ciel forgées au départ entre les femmes de la région ont fini par mobiliser l’ensemble du panchayat. De son côté, celui de Perumatty (au Kerala) a déposé auprès du tribunal suprême de cet Etat une plainte contre la multinationale, au nom de l’intérêt public.

Le 16 décembre 2003, le juge Balakrishnana Nair a ordonné à Coca-Cola de cesser ses pompages pirates dans la nappe de Plachimada. Les attendus du jugement valent autant que la décision elle-même. En effet, le magistrat a notamment précisé : « La doctrine de la confiance publique repose avant tout sur le principe voulant que certaines ressources telles que l’air, l’eau de mer, les forêts ont pour la population dans son ensemble une si grande importance qu’il serait totalement injustifié d’en faire l’objet de la propriété privée. Lesdites ressources sont un don de la nature et devraient être gratuitement mises à la disposition de chacun, quelle que soit sa position sociale. »

Et le magistrat de poursuivre : « Puisque cette doctrine impose au gouvernement de protéger ces ressources de telle sorte que tout le monde puisse en profiter, il ne peut autoriser qu’elles soient utilisées par des propriétaires privés ou à des fins commerciales (…). Tous les citoyens sans exception sont les bénéficiaires des côtes, des cours d’eau, de l’air, des forêts, des terres fragiles d’un point de vue écologique. En tant qu’administrateur, l’Etat a de par la loi le devoir de protéger les ressources naturelles, ne peuvent être transférées à la propriété privée. » En clair : l’eau est un bien public. L’Etat et ses diverses administrations ont le devoir de protéger les nappes phréatiques contre une exploitation excessive, et, en la matière, leur inaction est une violation du droit à la vie garanti par l’article 21 de la Constitution indienne. La Cour suprême a toujours affirmé que le droit de jouir d’une eau et d’un air non pollués faisait partie intégrante du droit à la vie défini dans cet article.

Même en l’absence d’une loi régissant l’utilisation des nappes phréatiques, le panchayat et l’Etat sont tenus de s’opposer à la surexploitation de ces réserves souterraines. Et le droit de propriété de Coca-Cola ne s’étend pas aux nappes situées sous les terres lui appartenant. Nul n’a le droit de s’en arroger une grande partie, et le gouvernement aucun pouvoir d’autoriser un tiers privé à extraire cette eau dans de telles quantités. D’où les deux ordres émis par le tribunal : Coca-Cola cessera de pomper l’eau pour son usage dans un délai d’un mois jour pour jour ; le panchayat et l’Etat s’assureront que, passé ce délai, la décision sera appliquée.

La révolte des femmes, cœur et âme du mouvement, a été relayée par des juristes, des parlementaires, des scientifiques, des écrivains… La lutte s’étend à d’autres régions où Coca et Pepsi pompent les réserves aquifères. A Jaipur, la capitale du Rajasthan, après l’ouverture de l’usine Coca-Cola, en 1999, le niveau des nappes est passé de 12 mètres de profondeur à 37,5 mètres. A Mehdiganj, une localité située à 20 kilomètres de la ville sainte de Varanasi (Bénarès), il s’est approfondi de 12 mètres, et les champs cultivés autour de l’usine sont désormais pollués. A Singhchancher, un village du district de Ballia (dans l’est de l’Uttar Pradesh), l’unité de Coca-Cola a pollué eaux et terres. Partout la protestation s’organise. Mais, le plus souvent, les autorités publiques répondent aux manifestations par la violence. A Jaipur, le militant pacifiste Siddharaj Dodda a été arrêté en octobre 2004 pour avoir participé à une marche exigeant la fermeture de l’usine.

Source:  monde-diplomatique

ENDGAME

•mars 31, 2009 • Laisser un commentaire

Alex Jones est-il un fou ? On pourrait le croire, par moment, quand il avance que l’objectif des « élites » de ce monde serait d’asservir les populations afin qu’ils puissent accéder à une vie éternelle…

Pourtant, par certains côté, son film, dont nous plaçons ici la version intégrale, ne manque pas d’être convainquant.

Et si Alex Jones avait raison ?