Histoires d’Afrique, Histoire d’Occident

La navigation maritime s’était développée en Méditerranée et les Phéniciens fondèrent vers 1200 avant J.-C. la ville de Carthage (près du site actuel de Tunis) qui exercera plusieurs siècles durant son hégémonie de la Cyrénaïque au Maroc.

Carthage tombera sous les coups de Rome (200 avant J.-C.), laquelle assoira ainsi son emprise sur l’Afrique du Nord pour quelque cinq siècles.

Le christianisme se répand alors en Egypte, en Nubie, en Abyssinie.

Mais l’islam et la civilisation arabe déferlent bientôt sur l’Egypte (VIIème siècle ), atteignent le Maroc et la Corne de l’Afrique au VIIIème siècle. Les colonies musulmanes se multiplient dès cette époque le long de la côte de l’océan Indien où un vaste commerce esclavagiste s’organise à partir notamment de Zanzibar.

Au XIème siècle, l’islam franchit le Sahara et gagne les grands centres commerciaux du Soudan. La Nubie et le Haut-Nil s’y convertiront beaucoup plus tard et le christianisme ne se maintiendra qu’en Abyssinie.
L’évolution de l’Afrique noire à l’époque antique est beaucoup moins bien connue. Le phénomène le plus marquant est celui de la lente et régulière migration des peuples noirs vers le cœur puis le sud du continent. La mise en place du peuplement bantou se fera ainsi depuis le début de l’ère chrétienne jusqu’à la fin du XVème siècle. Partis de la région du lac Tchad, des groupes parviennent en Afrique congolaise et rhodésienne où ils s’organisent en confédérations et en Etats.
La grande île de Madagascar était probablement déserte avant l’arrivée, il y a près de 2000 ans, de populations indonésiennes dont la langue et les coutumes s’imposèrent définitivement.
Les premiers Etats soudanais naissent de la rencontre de pasteurs berbères et d’agriculteurs noirs.
L’intensification des échanges avec le Maghreb assure dès le VIIIème siècle la prospérité du Ghana qui contrôle le commerce de l’or et du sel. Dans la seconde moitié du XIème siècle, il est cependant submergé par les conquérants almoravides qui, partis de Mauritanie, étendront leur domination sur tout le nord-ouest du continent. Il perd toute influence dès le XIIème siècle, avant d’être englobé au XIIIème dans l’Empire du Mali.
Les progrès de l’islam avaient favorisé la constitution de plusieurs autres grands États comme le Kanem-Bornou, le Tekrour et les royaumes haoussas entre Niger et Tchad, dont la fortune reposait en grande partie sur le commerce des esclaves.
Le déclin du Mali à la fin du XIVème siècle profite à l’État songhaï dont le centre est à Gao et qui affirmera à son tour, deux siècles durant, sa suprématie dans la région sahélo-soudanaise.
Dans les régions de forêt guinéenne où les peuples des savanes avaient progressé, les premiers royaumes se seraient constitués dès le XIème siècle dans le sud-ouest du Nigeria actuel (Ifé), puis au XIIème siècle en Côte de l’Or et sur la Volta noire (Bono). Au XVème siècle, une civilisation originale florissait au royaume de Bénin.
L’expansion des Bantous avait permis l’émergence de plusieurs grands Etats, notamment le royaume de Kongo, au nord-ouest de l’Angola, le royaume louba (dans l’actuel Katanga) et, plus au sud encore, le prestigieux royaume shona de Monomotapa dont l’apogée se situe au XVème siècle et dont les imposantes ruines de Zimbabwe attestent le niveau d’organisation et de prospérité.
Au début du XVIème siècle, à l’est, la migration des Gallas, nomades venus du lac Rodolphe, précipite le déclin de l’Empire éthiopien, tandis qu’au sud les États bantous sont affaiblis par les attaques répétées des Héréros.
En 1591, une expédition marocaine détruit l’Empire songhaï et conquiert une bonne partie du Soudan, cependant que les États haoussas et mossis et surtout le Bornou parviendront à se maintenir jusqu’au XIXème siècle.

Traite négrière

L’Afrique noire, divisée par les conflits politiques, militaires et tribaux, cède alors aux pénétrations étrangères que les Portugais avaient inaugurées dès le XVème siècle en établissant leurs premiers comptoirs le long du golfe de Guinée.

Dans la première moitié du XVIème siècle, la traite des esclaves vers l’Amérique avec ses terribles effets allait s’ajouter à celle qui sévissait depuis longtemps vers l’Afrique du Nord, du Nord-Est et de l’Est à destination dumonde islamique.

Ensemble, elles ont drainé sans doute 20 millions d’êtres humains et ont contribué pour une part à la stagnation démographique et économique de l’Afrique noire.

Le triomphe rapide de l’islam avait eu pour effet de rattacher de façon durable le nord du continent au monde oriental. La désagrégation de l’Empire arabe à partir du Xème siècle laisse le champ libre aux Turcs (Empire ottoman) qui unifient à leur profit la quasi-totalité de l’Afrique du Nord, de l’Algérie à l’Érythrée, au XVIème siècle.
Au XVIIème siècle, le commerce des esclaves favorise l’émergence, près de la côte du golfe de Guinée, d’États organisés et prospères comme la confédération ashantie, le Dahomey et le royaume d’Oyo.
Au Sahel, des entités politiques plus modestes (Mossis, Bambaras, Peuls et Toucouleurs du Sénégal et du Fouta Djalon) se font et se défont et coexisteront jusqu’à la colonisation.
Le réveil africain est annoncé en 1804 par l’émancipation de l’Égypte où Mehemet Ali rejette l’autorité turque et s’empare (1820-1830) du Soudan nilotique.
En Afrique de l’Ouest, les Peuls poursuivent leur expansion politico-religieuse avec la constitution du Sokoto et du Macina. El Hadj Omar fonde l’Empire toucouleur du Niger (1850-1890) et Samory Touré se taille un État en Guinée entre 1870 et 1898.
Au sud du Congo démocratique actuel, les royaumes de Kouba, Louba et Lunda connaissent une grande prospérité, tandis que Chaka, au début du XIXème siècle, constitue en société militaire la nation zouloue qui soumet ses voisines.
A Madagascar, la reine Andrianampoinimerina unifie le pays autour du peuple mérina, cependant qu’en Ethiopie les empereurs Théodoros et Ménélik parviennent à préserver leur pays des menaces de conquête coloniale.

Jusque vers 1850, les tentatives de colonisation européenne en Afrique noire sont isolées : Français au Sénégal, Anglais en Gambie, en Sierra Leone, en Côte de l’Or, Portugais en Angola et au Mozambique. Au nord et au sud, cependant, d’importantes colonies de peuplement se sont formées.

En Afrique du Sud, des Hollandais se sont établis dès le XVIIème siècle dans la région du Cap, à laquelle l’Angleterre impose son autorité en 1814. Alger est prise en 1830 par les Français, qui achèvent la conquête de l’Algérie en 1857.

Ce n’est que dans la seconde moitié du XIXème siècle que les explorateurs européens se hasardent jusqu’au coeur de l’Afrique.

Arrivée d'un missionnaire dans un village

Le continent devient alors l’enjeu d’une âpre compétition entre les puissances européennes. La conférence de Berlin, en 1885, conduit à réglementer cette ruée en délimitant les zones d’influence coloniale.
À la veille de la Première Guerre mondiale, la quasi-totalité de l’Afrique était partagée entre la France, la Grande-Bretagne, le Portugal, la Belgique, l’Espagne, l’Allemagne et l’Italie.
En 1918, les colonies allemandes passèrent sous contrôle anglais, français et belge.
Après 1945, l’Afrique suit le mouvement d’émancipation du monde arabe.
Le Maroc et la Tunisie obtiennent leur indépendance en 1956.
Du Ghana en 1957, le mouvement s’étend à toute l’Afrique occidentale et centrale en 1960, puis à l’Afrique orientale britannique.
Après la libération des territoires portugais en 1974-1975 et la création de la République de Namibie en 1990, l’Afrique s’est définitivement affranchie de la domination coloniale.



LES ETHNIES D’AFRIQUE

A
Achi, Adangmé, Adio, Afar, Afo, Aka, Akan, Akyem, Akwaim, Alagya, Aman, Amhara, Amba, Ambo, Andoni, Anga, Ankwé, Ano, Anyi, Arabe, Asarté, Ashanti, Attié, Aushi, Avikam, Azande
B
Babessi, Bamessing, Babukur, Babwa, Bafang, Bafo, Bafut, Baga, Bagam, Bagami, Bailundu, Baïnouk, Baka, Balante, Bamana, Bamenda, Bamum, Bandial, Bandjoun, Banga, Banki, Bambaras, Bamiléké, Bamoun, Banda, Bandia, Bangi, Bantou, Banyun, Baoulé, Barambo, Barawa, Bargu, Bashi, Bassa, Bassari, Baulé, Bedik, Bédouins, Bejas, Bélé, Bemba, Bembé, Béna, Béna-Kalundwé, Bengé, Berbère, Bétammaribé, Bété, Béti, Betsi, Bijago, Binga, Bini, Bira, Bobo, Bobo-Fing, Bodo, Bokala, Bolemba, Bolia, Bomwali, Boni, Bonjo, Borana, Boudouma, Boyéla, Bozaka, Bozo, Brong, Budu, Bulu, Bunu, Bura, Busansé, Bushmen, Bwa
C
Chaga, Chamba, Chaoui, Chara, Chenoui, Chéwa, Chleuh, Chokwé -Chopi, Chuka
D
Daba, Dagomba, Dakakari, Dakpa, Dama, Dan, Dendi, Denkyira, Dido, Dinka, Diola, Djerma, Doé, Dogari, Dogons, Dondo, Doyayo, Duala, Duma, Dyalonké, Dyula, Dzing
E
Ebira, Ébrié, Edo, Ejagham, Ekonda, Enya, Eton, Éwés
F
Fang, Fali, Fanti, Felup, Fingo, Fon, Foulankriabé, Four -Fra-Fra, Fulani-Adamawa, Fulani-Baudri, Fulani-Borgu, Fulani-Bornu, Fulani-Liptako, Fulani-Macina, Fulani-Sokoto, Fur
G
Ganda, Gaya, Gbaya, Gbé, Gbundi, Géléba, Giriama, Gisu, Giziga, Gogo, Goin, Gopla, Gouro, Grébo, Guang, Gurma, Guro, Gurunsi, Gusii
H
Ha, Hadimu, Hadza, Hausa, Haya, Héhé, Hemba, Henga, Herero, Holo-Holo, Hongwé, Huambo, Huana, Hum, Huna, Hurutsé, Hutu
I
Ibibio, Idoma, Ife, Igala, Igbo, Ikenga, Ila, Imerina, Ijo, Irangui, Iraqwé, Issa
J
Jaba, Jallobé, Jarawa, Jukun
K

Kabyles, Kaguru, Kahé, Kako, Kalanga, Kalebwé, Kamba, Kambari, Kandé, Kanuri, Kanyok, Kaondé, Kapsiki, Kara, Kasena, Kawendi -Kgatla, Khassonkés, Khoi-Khoi, Kikuyu, Kilengé, Kilinka, Kim, Kimbu, Kimbundu, Kinga, Kipungu, Koko, Kom, Koma, Kombé, Komo, Kongo, Konjo, Konkomba, Konongo, Konso, Kopten, Koro, Kossi, Kota, Kountas, Kourteï, Kpellé, Kreish, Krobo, Kru, Kuanyama, Kuba, Kumdu, Kunda, Kung (Bushmen), Kurumba, Kusasi, Kusu, Kutu, Kwahu, Kwangé, Kwélé, Kwéré

L
Laka, Lali, Langa, Lango, Laobé, Laobé Lana, Laobé Gorworo, Léga, Lendu -Lengola, Li, Lobala, Lobi, Logoli, Loko, Loma, Lombo, Londa, Lovedu, Lozi, Luba, Luéna, Luembé, Lugbara, Luguru, Lulua, Lunda, Lundu, Luo
M
Madi, Maka, Makhuwa, Malinkés, Mamvu, Mandingues, Mangbétu, Manjaques, Makondé, Makua, Mama, Mambila, Manganja, Mano, Manyéma, Maravi, Marka, Masa, Masaesyle ( peuple numide ), Massa, Massyle (peuple numide), Matakam, Maure, Masaï, Mau, Mbala, Mbanza, Mbembé, Mbété, Mbiré, Mbolé, Mbudza, Mbugu, Mbula, Mbum, Mbun, Mbunga, Mbukushu, Mbuti, Mdumbo, Méké, Mendé, Métoko, Mijikenda, Minianka, Moba, Mondari, Mongo, Mono, Montol, Mossi, Motembo, Moundang, Mozabite, Mpongwé, Mrazig, Msalala, Mumuyé, Mundu, Mvai, Mwéra
N
Nafana, Nago, Nalu, Nama, Namba, Nandi, Naudemba, Ndébélé, Ndembu, Ndob, Ndogo, Ndombé, Ndut, Néyo, Ngala, Ngandu, Ngbaka, Ngbandi, Ngiri, Ngombé, Ngondé, Ngoni, Nguni, Ngwa, Ngwato, Njamus, Njembo, Njemps, Nkolé, Nkoya, Nsapo-Nsapo, Ntunu, Nuba, Nuer, Numides, Nunuma, Nupé, Nyai, Nyakyusa, Nyamwezi, Nyanga, Nyanja, Nyassa, Nyemba, Nyoro, Nzakara, Nzaman, Nzema, Nzimu
O

Ogoni, Ogowé, Okah, Onitsha, Oromo, Ovimbundu, Oyo, Omo

P
Papel, Paré, Pédi, Pendé, Péré, Peuls, Pogoro, Pomo, Pondo, Poto, Punu, Pygmée
R
Rendilé, Rifain, Rimaibé, Rukuba, Rwanda
S
Sagara, Sakata, Samburu, Samia, Samo, San, Sandawé, Sanga, Sangu, Sankura, Sapo, Sara, Sarwa, Séké, Sélé, Séna, Sengélé, Sénoufos, Séré, Sérères, Séréré, Shambala, Shankadi, Shashi, Shinshé, Shira, Shona, Sidamo, Sisala, So, Soko, Somali, Somba, Somono, Sonrhaïs, Songo, Songyé, Soninkés, Sotho, Soussou, Subia, Suku, Sukuma, Sundi, Swahili, Swazi
T

Tabwa, Tallensi, Tamberma, Tanga, Teita, Téké, Tellem, Tem, Temné, Tendé, Tétéla, Thonga, Tikar, Tiv, Tlaping, Togbo, Toka, Tonga, Topoké, Totéla, Touaregs, Toucouleurs, Toupouri, Tswana, Turka, Turkana, Tura, Turu, Turumbu, Tusyan, Tutsi

U
Ukuambi, Unga, Ura, Urhobo, Uyanga
V
Vai, Venda, Véré, Vezo, Vili, Viyé
W
Waja, War, Wé, Wéé, Wéweebé, Widekum, Wodaabé, Wolof, Wogos, Wuum
X
Xhosa
Y
Yakoma, Yangéré, Yaka, Yako, Yauré, Yombé, Yanzi, Yoruba
Z

Zandé, Zarma, Zaramo, Zayané, Zerma, Zigula, Zimba, Zinza, Zoulou

Esclavage en Afrique
Le Commerce Triangulaire
La Traite Négrière et ses conséquences
Abolition de la Traite
Traite négrière et esclavage divisent les pays européens à Durban
(Le Monde, 03.09.01)
Gravures

La traite arabe, qui a précédé la traite européenne, empruntait les voies d’acheminement en provenance du Ouadaï et du Darfour par le Nil, de la partie occidentale de l’Afrique par le Sahara vers les villes arabes de l’Afrique, du centre de l’Afrique vers les Comores, les Mascareignes et le Brésil.

L’Empire ottoman était un centre de redistribution de main-d’œuvre servile.

La voie d’approvisionnement de la Russie jusqu’à Moscou traversait, depuis l’Empire ottoman, la Valachie, la Moldavie et la Petite Russie.

La traite atlantique a été en partie rendue possible par le caractère esclavagiste de la société africaine notamment dans les grands empires sahéliens médiévaux. De nombreux royaumes ont collaboré à la traite européenne.

Traite négrière et esclavage divisent les pays européens à Durban
Le Monde – 03.09.2001

Les représentants européens présents à Durban à la Conférence de l’ONU contre le racisme ne parviennent pas à adopter une position commune quant à la question de l’esclavage. Entre « regrets » et « excuses », certains hésitent encore. En marge des débats sur Israël et de la question inhérente au sionisme, les participants à la Conférence de Durban peinent également à se mettre d’accord sur la question sensible de l’esclavage. Les pays européens semblaient divisés lundi quant à savoir lequel des termes « regrets » ou « excuses » il convenait d’employer pour élaborer la déclaration finale devant être adoptée vendredi à la fin de la conférence. « Il y a une division entre ceux qui sont prêts à s’excuser et ceux qui veulent en rester aux regrets », a indiqué à l’AFP une source européenne proche du groupe de travail européen.Selon cette source, « l’Allemagne et l’Italie sont en faveur d' »excuses », mais pas la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, l’Espagne et le Portugal. La France hésite ».Au-delà d’un distinguo sémantique, les Occidentaux craignent que l’emploi du terme « excuses » n’ouvre la voie à des réparations financières pour les dommages causés aux esclaves et à leurs descendants pendant des siècles.

Londres a défendu lundi sa position sur l’esclavage, affirmant que la Grande-Bretagne estimait que « l’esclavage doit être condamné au présent et regretté au passé ». « Cette position est commune à tous les pays de l’Union européenne et a été adoptée au conseil des ministres européens des affaires étrangères en juillet », a indiqué un porte-parole du Foreign Office. « Il ne serait pas raisonnable que les gouvernements (actuels) endossent la responsabilité des actes de gouvernements réalisés il y longtemps.

Ce qui est important, c’est ce que nous faisons aujourd’hui », a-t-il poursuivi. Avant la conférence, le ministère français des affaires étrangères avait indiqué que Paris exprimait « ses regrets » pour le passé, mais voulait se tourner vers l’avenir. Le ministre délégué à la coopération, Charles Josselin, a déclaré samedi à Durban qu’il ne voulait pas que la formulation d’excuses « augmente le chiffre d’affaires des cabinets d’experts et de juristes ».De leur côté, les pays africains souhaitent que les réparations pour l’esclavage prennent la forme d’un « engagement véritable » de soutien aux nouvelles initiatives de développement africaines. Ils comptent bien maintenir leur position de principe adoptée avant la conférence en demandant « des excuses et des réparations« , a déclaré, à l’issue d’une réunion des délégués des pays africains, Saïd Assi Djinnit, secrétaire général adjoint de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), chargé de coordonner les positions du groupe. « Nous avons adopté une position commune sur la manière dont peuvent se faire les réparations, dans le cadre des initiatives (de développement) prises par les pays africains », a expliqué M. Djinnit. « Les pays développés en général, et ceux qui ont profité de l’esclavage en particulier, doivent faire preuve d’un engagement véritable pour appuyer les initiatives africaines« , a-t-il conclu. Présent à Durban, le révérend Jesse Jackson, leader noir américain de la lutte pour les droits civiques, a affirmé que l’esclavage ne pourrait jamais être traité « comme s’il n’avait jamais existé« . »A de nombreux égards, l’Afrique a participé au développement de l’Amérique et de l’Europe », a-t-il déclaré lundi à la BBC, avant d’ajouter : « Si vous ne vous sentez pas coupables de l’esclavage et du colonialisme, si vous vous en sentez fiers, alors dites-le (…), mais si quelqu’un veut sincèrement surmonter les ravages du passé, ce ne doit pas être difficile de s’excuser. »


Édit « touchant la police des Isles de l’Amérique Françoise » (Code noir)

Il codifie le statut des esclaves, auxquels est déniée toute personnalité civile et juridique et reconnaît aux gens de couleur libres les mêmes droits qu’aux Blancs.
Le premier Code noir, promulgué l’année de la révocation de l’Édit de Nantes, assure la suprématie catholique. Selon l’article 2 l’esclave devait être baptisé et recevoir un enseignement religieux.
L’esclave faisait partie du patrimoine de son maître qui pouvait le vendre ou le transmettre à ses héritiers. Certains devoirs devaient cependant être respectés par les maîtres.
Le Code noir sera remanié en 1724 afin de s’appliquer également à la Louisiane et fera l’objet de compléments jusqu’en 1785. Il inspirera le Code noir carolin (Codigo negro carolino) promulgué par le roi d’Espagne Charles III de Bourbon.

Louis, par la grâce de Dieu roi de France et de Navarre :
À tous, présents et à venir, salut.

Préambule
Comme nous devons également nos soins à tous les peuples que la Divine Providence a mis sous notre obéissance, nous avons bien voulu faire examiner en notre présence les mémoires qui nous ont été envoyés par nos officiers de nos îles de l’Amérique, par lesquels ayant été informés du besoin qu’ils ont de notre autorité et de notre justice pour y maintenir la discipline de l’église catholique, apostolique et romaine, pour y régler ce qui concerne l’état et la qualité des esclaves dans nos dites îles, et désirant y pourvoir et leur faire connaître qu’encore qu’ils habitent des climats infiniment éloignés de notre séjour ordinaire, nous leur sommes toujours présent, non seulement par l’étendue de notre puissance, mais encore par la promptitude de notre application à les secourir dans leurs nécessités. A ces causes, de l’avis de notre conseil, et de certaine science, pleine de puissance et autorité royale, nous avons dit, statué et ordonné, disons, statuons et ordonnons ce qui suit.

Article 1er

Voulons que l’édit du feu Roi de Glorieuse Mémoire, notre très honoré seigneur et père, du 23 avril 1615, soit exécuté dans nos îles; ce faisant, enjoignons à tous nos officiers de chasser de nos dites îles tous les juifs qui y ont établi leur résidence, auxquels, comme aux ennemis déclarés du nom chrétien, nous commandons d’en sortir dans trois mois à compter du jour de la publication des présentes, à peine de confiscation de corps et de biens du peuple noir.

Article 2

Tous les esclaves qui seront dans nos îles seront baptisés et instruits dans la religion catholique, apostolique et romaine. Enjoignons aux habitants qui achètent des nègres nouvellement arrivés d’en avertir dans huitaine au plus tard les gouverneur et intendant desdites îles, à peine d’amende arbitraire, lesquels donneront les ordres nécessaires pour les faire instruire et baptiser dans le temps convenable.

Article 3

Interdisons tout exercice public d’autre religion que la religion catholique, apostolique et romaine. Voulons que les contrevenants soient punis comme rebelles et désobéissants à nos commandements. Défendons toutes assemblées pour cet effet, lesquelles nous déclarons conventicules, illicites et séditieuses, sujettes à la même peine qui aura lieu même contre les maîtres qui lui permettront et souffriront à l’égard de leurs esclaves.

Article 4

Ne seront préposés aucuns commandeurs à la direction des nègres, qui ne fassent profession de la religion catholique, apostolique et romaine, à peine de confiscation desdits nègres contre les maîtres qui les auront préposés et de punition arbitraire contre les commandeurs qui auront accepté ladite direction.

Article 5

Défendons à nos sujets de la religion protestante d’apporter aucun trouble ni empêchement à nos autres sujets, même à leurs esclaves, dans le libre exercice de la religion catholique, apostolique et romaine, à peine de punition exemplaire.

Article 6

Enjoignons à tous nos sujets, de quelque qualité et condition qu’ils soient, d’observer les jours de dimanches et de fêtes, qui sont gardés par nos sujets de la religion catholique, apostolique et romaine. Leur défendons de travailler ni de faire travailler leurs esclaves auxdits jours depuis l’heure de minuit jusqu’à l’autre minuit à la culture de la terre, à la manufacture des sucres et à tous autres ouvrages, à peine d’amende et de punition arbitraire contre les maîtres et confiscation tant des sucres que des esclaves qui seront surpris par nos officiers dans le travail.

Article 7

Leur défendons pareillement de tenir le marché des nègres et de toute autre marchandise aux dits jours, sur pareille peine de confiscation des marchandises qui se trouveront alors au marché et d’amende arbitraire contre les marchands.

Article 8

Déclarons nos sujets qui ne sont pas de la religion catholique, apostolique et romaine incapables de contracter à l’avenir aucuns mariages valables, déclarons bâtards les enfants qui naîtront de telles conjonctions, que nous voulons être tenues et réputées, tenons et réputons pour vrais concubinages.

Article 9

Les hommes libres qui auront eu un ou plusieurs enfants de leur concubinage avec des esclaves, ensemble les maîtres qui les auront soufferts, seront chacun condamnés en une amende de 2000 livres de sucre, et, s’ils sont les maîtres de l’esclave de laquelle ils auront eu lesdits enfants, voulons, outre l’amende, qu’ils soient privés de l’esclave et des enfants et qu’elle et eux soient adjugés à l’hôpital, sans jamais pouvoir être affranchis. N’entendons toutefois le présent article avoir lieu lorsque l’homme libre qui n’était point marié à une autre personne durant son concubinage avec son esclave, épousera dans les formes observées par l’Église ladite esclave, qui sera affranchie par ce moyen et les enfants rendus libres et légitimes.

Article 10

Les solennités prescrites par l’ordonnance de Blois et par la Déclaration de 1639 pour les mariages seront observées tant à l’égard des personnes libres que des esclaves, sans néanmoins que le consentement du père et de la mère de l’esclave y soit nécessaire, mais celui du maître seulement.

Article 11

Défendons très expressément aux curés de procéder aux mariages des esclaves, s’ils ne font apparoir du consentement de leurs maîtres. Défendons aussi aux maîtres d’user d’aucunes contraintes sur leurs esclaves pour les marier contre leur gré.

Article 12

Les enfants qui naîtront des mariages entre esclaves seront esclaves et appartiendront aux maîtres des femmes esclaves et non à ceux de leurs maris, si le mari et la femme ont des maîtres différents.

Article 13

Voulons que, si le mari esclave a épousé une femme libre, les enfants, tant mâles que filles, suivent la condition de leur mère et soient libres comme elle, nonobstant la servitude de leur père, et que, si le père est libre et la mère esclave, les enfants soient esclaves pareillement.

Article 14

Les maîtres seront tenus de faire enterrer en terre sainte, dans les cimetières destinés à cet effet, leurs esclaves baptisés. Et, à l’égard de ceux qui mourront sans avoir reçu le baptême, ils seront enterrés la nuit dans quelque champ voisin du lieu où ils seront décédés.

Article 15

Défendons aux esclaves de porter aucunes armes offensives ni de gros bâtons, à peine de fouet et de confiscation des armes au profit de celui qui les en trouvera saisis, à l’exception seulement de ceux qui sont envoyés à la chasse par leurs maîtres et qui seront porteurs de leurs billets ou marques connus.

Article 16

Défendons pareillement aux esclaves appartenant à différents maîtres de s’attrouper le jour ou la nuit sous prétexte de noces ou autrement, soit chez l’un de leurs maîtres ou ailleurs, et encore moins dans les grands chemins ou lieux écartés, à peine de punition corporelle qui ne pourra être moindre que du fouet et de la fleur de lys; et, en cas de fréquentes récidives et autres circonstances aggravantes, pourront être punis de mort, ce que nous laissons à l’arbitrage des juges. Enjoignons à tous nos sujets de courir sus aux contrevenants, et de les arrêter et de les conduire en prison, bien qu’ils ne soient officiers et qu’il n’y ait contre eux encore aucun décret.

Article 17

Les maîtres qui seront convaincus d’avoir permis ou toléré telles assemblées composées d’autres esclaves que de ceux qui leur appartiennent seront condamnés en leurs propres et privés noms de réparer tout le dommage qui aura été fait à leurs voisins à l’occasion desdites assemblées et en 10 écus d’amende pour la première fois et au double en cas de récidive.

Article 18

Défendons aux esclaves de vendre des cannes de sucre pour quelque cause et occasion que ce soit, même avec la permission de leurs maîtres, à peine du fouet contre les esclaves, de 10 livres tournois contre le maître qui l’aura permis et de pareille amende contre l’acheteur.

Article 19

Leur défendons aussi d’exposer en vente au marché ni de porter dans des maisons particulières pour vendre aucune sorte de denrées, même des fruits, légumes, bois à brûler, herbes pour la nourriture des bestiaux et leurs manufactures, sans permission expresse de leurs maîtres par un billet ou par des marques connues; à peine de revendication des choses ainsi vendues, sans restitution de prix, pour les maîtres et de 6 livres tournois d’amende à leur profit contre les acheteurs.

Article 20

Voulons à cet effet que deux personnes soient préposées par nos officiers dans chaque marché pour examiner les denrées et marchandises qui y seront apportées par les esclaves, ensemble les billets et marques de leurs maîtres dont ils seront porteurs.

Article 21

Permettons à tous nos sujets habitants des îles de se saisir de toutes les choses dont ils trouveront les esclaves chargés, lorsqu’ils n’auront point de billets de leurs maîtres, ni de marques connues, pour être rendues incessamment à leurs maîtres, si leur habitation est voisine du lieu où leurs esclaves auront été surpris en délit : sinon elles seront incessamment envoyées à l’hôpital pour y être en dépôt jusqu’à ce que les maîtres en aient été avertis.

Article 22

Seront tenus les maîtres de faire fournir, par chacune semaine, à leurs esclaves âgés de dix ans et au-dessus, pour leur nourriture, deux pots et demi, mesure de Paris, de farine de manioc, ou trois cassaves pesant chacune 2 livres et demie au moins, ou choses équivalentes, avec 2 livres de bœuf salé, ou 3 livres de poisson, ou autres choses à proportion: et aux enfants, depuis qu’ils sont sevrés jusqu’à l’âge de dix ans, la moitié des vivres ci-dessus.

Article 23

Leur défendons de donner aux esclaves de l’eau-de-vie de canne ou guildive, pour tenir lieu de subsistance mentionnée en l’article précédent.

Article 24

Leur défendons pareillement de se décharger de la nourriture et subsistance de leurs esclaves en leur permettant de travailler certain jour de la semaine pour leur compte particulier.

Article 25

Seront tenus les maîtres de fournir à chaque esclave, par chacun an, deux habits de toile ou quatre aunes de toile, au gré des maîtres.

Article 26

Les esclaves qui ne seront point nourris, vêtus et entretenus par leurs maîtres, selon que nous l’avons ordonné par ces présentes, pourront en donner avis à notre procureur général et mettre leurs mémoires entre ses mains, sur lesquels et même d’office, si les avis viennent d’ailleurs, les maîtres seront poursuivis à sa requête et sans frais; ce que nous voulons être observé pour les crimes et traitements barbares et inhumains des maîtres envers leurs esclaves.

Article 27

Les esclaves infirmes par vieillesse, maladie ou autrement, soit que la maladie soit incurable ou non, seront nourris et entretenus par leurs maîtres, et, en cas qu’ils eussent abandonnés, lesdits esclaves seront adjugés à l’hôpital, auquel les maîtres seront condamnés de payer 6 sols par chacun jour, pour la nourriture et l’entretien de chacun esclave.

Article 28

Déclarons les esclaves ne pouvoir rien avoir qui ne soit à leurs maîtres; et tout ce qui leur vient par industrie, ou par la libéralité d’autres personnes, ou autrement, à quelque titre que ce soit, être acquis en pleine propriété à leurs maîtres, sans que les enfants des esclaves, leurs pères et mères, leurs parents et tous autres y puissent rien prétendre par successions, dispositions entre vifs ou à cause de mort; lesquelles dispositions nous déclarons nulles, ensemble toutes les promesses et obligations qu’ils auraient faites, comme étant faites par gens incapables de disposer et contracter de leur chef .

Article 29

Voulons néanmoins que les maîtres soient tenus de ce que leurs esclaves auront fait par leur commandement, ensemble de ce qu’ils auront géré et négocié dans les boutiques, et pour l’espèce particulière de commerce à laquelle leurs maîtres les auront préposés, et au cas que leurs maîtres ne leur aient donné aucun ordre et ne les aient point préposés, ils seront tenus seulement jusqu’à concurrence de ce qui aura tourné à leur profit, et, si rien n’a tourné au profit des maîtres, le pécule desdits esclaves que les maîtres leur auront permis d’avoir en sera tenu, après que les maîtres en auront déduit par préférence ce qui pourra leur être dû; sinon que le pécule consistât en tout ou partie en marchandises, dont les esclaves auraient permission de faire trafic à part, sur lesquelles leurs maîtres viendront seulement par contribution au sol la livre avec les autres créanciers.

Article 30

Ne pourront les esclaves être pourvus d’office ni de commission ayant quelque fonction publique, ni être constitués agents par autres que leurs maîtres pour gérer et administrer aucun négoce, ni être arbitres, experts ou témoins, tant en matière civile que criminelle: et en cas qu’ils soient ouïs en témoignage, leur déposition ne servira que de mémoire pour aider les juges à s’éclairer d’ailleurs, sans qu’on en puisse tire aucune présomption, ni conjoncture, ni adminicule de preuve.

Article 31

Ne pourront aussi les esclaves être parties ni être (sic) en jugement en matière civile, tant en demandant qu’en défendant, ni être parties civiles en matière criminelle, sauf à leurs maîtres d’agir et défendre en matière civile et de poursuivre en matière criminelle la réparation des outrages et excès qui auront été contre leurs esclaves.

Article 32

Pourront les esclaves être poursuivis criminellement, sans qu’il soit besoin de rendre leurs maîtres partie, (sinon) en cas de complicité: et seront les esclaves accusés, jugés en première instance par les juges ordinaires et par appel au Conseil souverain, sur la même instruction et avec les mêmes formalités que les personnes libres.

Article 33

L’esclave qui aura frappé son maître, sa maîtresse ou le mari de sa maîtresse, ou leurs enfants avec contusion ou effusion de sang, ou au visage, sera puni de mort.

Article 34

Et quant aux excès et voies de fait qui seront commis par les esclaves contre les personnes libres, voulons qu’ils soient sévèrement punis, même de mort, s’il y échet.

Article 35

Les vols qualifiés, même ceux de chevaux, cavales, mulets, bœufs ou vaches, qui auront été faits par les esclaves ou par les affranchis, seront punis de peines afflictives, même de mort, si le cas le requiert.

Article 36

Les vols de moutons, chèvres, cochons, volailles, canne à sucre, pois, mil, manioc ou autres légumes, faits par les esclaves, seront punis selon la qualité du vol, par les juges qui pourront, s’il y échet, les condamner d’être battus de verges par l’exécuteur de la haute justice et marqués d’une fleur de lys.

Article 37

Seront tenus les maîtres, en cas de vol ou d’autre dommage causé par leurs esclaves, outre la peine corporelle des esclaves, de réparer le tort en leur nom, s’ils n’aiment mieux abandonner l’esclave à celui auquel le tort a été fait; ce qu’ils seront tenus d’opter dans trois jours, à compter de celui de la condamnation, autrement ils en seront déchus.

Article 38

L’esclave fugitif qui aura été en fuite pendant un mois, à compter du jour que son maître l’aura dénoncé en justice, aura les oreilles coupées et sera marqué d’une fleur de lis une épaule; s’il récidive un autre mois pareillement du jour de la dénonciation, il aura le jarret coupé, et il sera marqué d’une fleur de lys sur l’autre épaule; et, la troisième fois, il sera puni de mort.

Article 39

Les affranchis qui auront donné retraite dans leurs maisons aux esclaves fugitifs, seront condamnés par corps envers les maîtres en l’amende de 300 livres de sucre par chacun jour de rétention, et les autres personnes libres qui leur auront donné pareille retraite, en 10 livres tournois d’amende par chacun jour de rétention.

Article 40

L’esclave sera puni de mort sur la dénonciation de son maître non complice du crime dont il aura été condamné sera estimé avant l’exécution par deux des principaux habitants de l’île, qui seront nommés d’office par le juge, et le prix de l’estimation en sera payé au maître; et, pour à quoi satisfaire, il sera imposé par l’intendant sur chacune tête de nègre payant droits la somme portée par l’estimation, laquelle sera régalé sur chacun desdits nègres et levée par le fermier du domaine royal pour éviter à frais.

Article 41

Défendons aux juges, à nos procureurs et aux greffiers de prendre aucune taxe dans les procès criminels contre les esclaves, à peine de concussion.

Article 42

Pourront seulement les maîtres, lorsqu’ils croiront que leurs esclaves l’auront mérité les faire enchaîner et les faire battre de verges ou cordes. Leur défendons de leur donner la torture, ni de leur faire aucune mutilation de membres, à peine de confiscation des esclaves et d’être procédé contre les maîtres extraordinairement.

Article 43

Enjoignons à nos officiers de poursuivre criminellement les maîtres ou les commandeurs qui auront tué un esclave étant sous leur puissance ou sous leur direction et de punir le meurtre selon l’atrocité des circonstances; et, en cas qu’il y ait lieu à l’absolution, permettons à nos officiers de renvoyer tant les maîtres que les commandeurs absous, sans qu’ils aient besoin d’obtenir de nous Lettres de grâce.

Article 44

Déclarons les esclaves être meubles et comme tels entrer dans la communauté, n’avoir point de suite par hypothèque, se partager également entre les cohéritiers, sans préciput et droit d’aînesse, n’être sujets au douaire coutumier, au retrait féodal et lignager, aux droits féodaux et seigneuriaux, aux formalités des décrets, ni au retranchement des quatre quints, en cas de disposition à cause de mort et testamentaire.

Article 45

N’entendons toutefois priver nos sujets de la faculté de les stipuler propres à leurs personnes et aux leurs de leur côté et ligne, ainsi qu’il se pratique pour les sommes de deniers et autres choses mobiliaires.

Article 46

Seront dans les saisies des esclaves observées les formes prescrites par nos ordonnances et les coutumes pour les saisies des choses mobilières. Voulons que les deniers en provenant soient distribués par ordre de saisies; ou, en cas de déconfiture, au sol la livre, après que les dettes privilégié auront été payées et généralement que la condition des esclaves soit réglée en toutes affaires comme celle des autres choses mobiliaires, aux exceptions suivantes.

Article 47

Ne pourront être saisis et vendus séparément le mari, la femme et leurs enfants impubères, s’ils sont tous sous la puissance d’un même maître; déclarons nulles les saisies et ventes séparées qui en seront faites; ce que nous voulons avoir lieu dans les aliénations volontaires, sous peine, contre ceux qui feront les aliénations, d’être privés de celui ou de ceux qu’ils auront gardés, qui seront adjugés aux acquéreurs, sans qu’ils soient tenus de faire aucun supplément de prix.

Article 48

Ne pourront aussi les esclaves travaillant actuellement dans les sucreries, indigoteries et habitations, âgés de quatorze ans et au-dessus jusqu’à soixante ans, être saisis pour dettes, sinon pour ce qui sera dû du prix de leur achat, ou que la sucrerie, indigoterie, habitation, dans laquelle ils travaillent soit saisie réellement; défendons, à peine de nullité, de procéder par saisie réelle et adjudication par décret sur les sucreries, indigoteries et habitations, sans y comprendre les nègres de l’âge susdit y travaillant actuellement.

Article 49

Le fermier judiciaire des sucreries, indigoteries, ou habitations saisies réellement conjointement avec les esclaves, sera tenu de payer le prix entier de son bail, sans qu’il puisse compter parmi les fruits qu’il perçoit les enfants qui seront nés des esclaves pendant son bail.

Article 50

Voulons, nonobstant toutes conventions contraires, que nous déclarons nulles, que lesdits enfants appartiennent à la partie saisie, si les créanciers sont satisfaits d’ailleurs, ou à l’adjudicataire, s’il intervient un décret; et, à cet effet, il sera fait mention dans la dernière affiche, avant l’interposition du décret, desdits enfants nés esclaves depuis la saisie réelle. Il sera fait mention, dans la même affiche, des esclaves décédés depuis la saisie réelle dans laquelle ils étaient compris.

Article 51

Voulons, pour éviter aux frais et aux longueurs des procédures, que la distribution du prix entier de l’adjudication conjointe des fonds et des esclaves, et de ce qui proviendra du prix des baux judiciaires, soit faite entre les créanciers selon l’ordre de leurs privilèges et hypothèques, sans distinguer ce qui est pour le prix des fonds d’avec ce qui est pour le prix des esclaves.

Article 52

Et néanmoins les droits féodaux et seigneuriaux ne seront payés qu’à proportion du prix des fonds.

Article 53

Ne seront reçus les lignagers et seigneurs féodaux à retirer les fonds décrétés, s’ils ne retirent les esclaves vendus conjointement avec fonds ni l’adjudicataire à retenir les esclaves sans les fonds.

Article 54

Enjoignons aux gardiens nobles et bourgeois usufruitiers, amodiateurs et autres jouissants des fonds auxquels sont attachés des esclaves qui y travaillent, de gouverner lesdits esclaves comme bons pères de famille, sans qu’ils soient tenus, après leur administration finie, de rendre le prix de ceux qui seront décédés ou diminués par maladie, vieillesse ou autrement, sans leur faute, et sans qu’ils puissent aussi retenir comme fruits à leur profit les enfants nés desdits esclaves durant leur administration, lesquels nous voulons être conservés et rendus à ceux qui en sont maîtres et les propriétaires.

Article 55

Les maîtres âgés de vingt ans pourront affranchir leurs esclaves par tous actes vifs ou à cause de mort, sans qu’ils soient tenus de rendre raison de l’affranchissement, ni qu’ils aient besoin d’avis de parents, encore qu’ils soient mineurs de vingt-cinq ans.

Article 56

Les esclaves qui auront été fait légataires universels par leurs maîtres ou nommés exécuteurs de leurs testaments ou tuteurs de leurs enfants, seront tenus et réputés, les tenons et réputons pour affranchis.

Article 57

Déclarons leurs affranchissements faits dans nos îles, leur tenir lieu de naissance dans nosdites îles et les esclaves affranchis n’avoir besoin de nos lettres de naturalité pour jouir des avantages de nos sujets naturels de notre royauté, terres et pays de notre obéissance, encore qu’ils soient nés dans les pays étrangers.

Article 58

Commandons aux affranchis de porter un respect singulier à leurs anciens maîtres, à leurs veuves et à leurs enfants, en sorte que l’injure qu’ils leur auront faite soit punie plus grièvement que si elle était faite à une autre personne: les déclarons toutefois francs et quittes envers eux de toutes autres charges, services et droits utiles que leurs anciens maîtres voudraient prétendre tant sur leurs personnes que sur leurs biens et successions en qualité de patrons.

Article 59

Octroyons aux affranchis les mêmes droits, privilèges et immunités dont jouissent les personnes nées libres; voulons que le mérite d’une liberté acquise produise en eux, tant pour leurs personnes que pour leurs biens, les mêmes effets que le bonheur de la liberté naturelle cause à nos autres sujets.

Article 60

Déclarons les confiscations et les amendes qui n’ont point de destination particulière, par ces présentes nous appartenir, pour être payées à ceux qui sont préposés à la recette de nos droits et de nos revenus; voulons néanmoins que distraction soit faite du tiers desdites confiscations et amendes au profit de l’hôpital établi dans l’île où elles auront été adjugées.

Si donnons l’ordre à nos aimés et loyaux gens tenant notre conseil souverain établi à la Martinique, Guadeloupe, Saint-Christophe, que ces présentes ils aient à les faire lire, publier et enregistrer, et le contenu en elles garder et observer de point en point selon leur forme et teneur, sans contrevenir ni permettre qu’il y soit contrevenu en quelque sorte et manière que ce soit, nonobstant tous édits, déclarations, arrêts et usages, auxquels nous avons dérogé et dérogeons par ces dites présentes, car tel est notre plaisir.

Et enfin que ce soit chose ferme et stable à toujours, nous y avons fait mettre notre sceau.

Donné à Versailles au mois de mars 1685.

Signé : Louis le quatorzième.


Avant 1880, Les Européens disposaient pour l’essentiel d’implantations côtières.
La France se réservait une partie du Maghreb, et en Afrique occidentale, le Sénégal. L’Angleterre possédait la colonie du Cap, la Côte de l’or, des compagnies commerciales anglaises travaillaient en Afrique occidentale et orientale. Toutefois, de 1870 à 1880, l’exploration de l’Afrique progresse : on découvre des richesses intéressantes, or et diamants d’Afrique du Sud, cuivre de Rhodésie. Les Européens voient miroiter, à tort souvent, l’image d’une Afrique noire riche et peuplée.

Le point de départ des ambitions européennes se situe au Congo.
Le roi des Belges, Léopold II, qui s’intéresse aux questions coloniales et gère une importante fortune personnelle, suscite en 1876 la fondation d’une Association internationale africaine à but essentiellement géographique : explorer le continent. Il trouve dans l’Anglais Stanley l’organisateur de l’exploration du bassin du Congo.

Stanley se heurte aux ambitions françaises : Brazza s’engage dans l’arrière-pays du Gabon, sur un affluent du Congo (1875-1879) ; les Portugais font état de droits historiques sur l’embouchure du Congo.
L’enjeu devient européen; les ambitions de Léopold se heurtent à celles d’autres pays colonisateurs.
En 1884, Bismarck propose une conférence à Berlin, afin de régler les problèmes du commerce dans le bassin du Congo.
Jusque-là intéressé par les seuls problèmes européens, Bismarck se rallie à l’idée de protéger les marchands allemands en Afrique.

Stanley
La conférence de Berlin (novembre 1884 – février 1885), à laquelle participent les principaux Etats européens, rédige un « acte final ». Celui-ci, après avoir défini le bassin du Congo, établit l’obligation de respecter le libre-échange pour toute puissance colonisatrice, même en cas de guerre; il définit les conditions à remplir pour l’occupation effective des côtes et elles seules : implantation du « pavillon », autorité suffisante et notification diplomatique.
La France gardienne de la civilisation

L’acte, qui n’autorise aucun partage, le déclenche dans les faits.
Dès lors, dans une course de vitesse, la France entreprend de constituer un vaste empire, de la Méditerranée à l’Afrique occidentale ; l’Angleterre veut dominer l’Afrique orientale du Cap au Caire. La Belgique, l’Allemagne et l’Italie, moins bien loties, se partagent le reste de l’Afrique.

Des heurts nombreux opposent les grandes puissances, mais de multiples traités bilatéraux permettent de fixer les frontières.

Les frontières issues de compromis entre les Européens, sont artificielles et fondées sur le principe des compensations territoriales : elles divisent les ethnies africaines, les anciens royaumes.

L’Afrique décolonisée en est restée tributaire.


Au cours de la deuxième moitié du XIXème siècle la plupart des pays européens ont fondé des empires coloniaux.
Dès la première moitié du XXème siècle cette domination avait été remise en cause notamment à travers le développement de mouvements nationalistes.
Après la seconde guerre mondiale ces mouvements vont reprendre, se renforcer et finalement toucher l’ensemble du monde dominé avant d’avoir gain de cause dans un vaste processus de décolonisation.
Parallèlement à ces vagues d’émancipation le monde se divise en deux blocs opposés, deux camps qui ne satisfont pas les nouveaux pays qui vont chercher une troisième voie entre capitalisme et marxisme. Cette recherche n’aboutira pas : ils seront instrumentalisés par chacun des camps en lice. Mais avec la détente, puis la fin de la guerre froide, ce débat devient bientôt caduc et, depuis, la question pour ces pays d’un nouvel ordre mondial qui leur permettrait enfin de s’épanouir en toute indépendance se pose.

L’EMANCIPATION DES PEUPLES DÉPENDANTS ET L’ÉMERGENCE DU TIERS-MONDE EN AFRIQUE



L’émancipation se résume-t-elle à la décolonisation ou l’émancipation est-elle une formulation nouvelle des liens avec l’ancienne métropole ? L’assimilation est -t-elle une recomposition politique ?

L’assimilation avec la loi de la départementalisation de 1946, où faut-elle la placer ? Est-elle un renforcement de la domination  française ?: Est-ce que les problèmes sont liés ?La libération nationale s’accompagne-t-elle de l’émancipation des peuples ? Quels liens avec l’ancienne métropole coloniale ? Quel est le rôle de la zone franc ? Quels sont les rapports entre les populations indigènes et les anciens colons ? Quelle date faut-il retenir pour l’Afrique du Sud ? 1910, 1961 ou 1994 . Pour l’Afrique du sud faut-il parler d’ indépendance ou d’émancipation ?. Que faut-il considérer ?Les régimes politiques issus de la décolonisation : le nouvel ordre intérieur est-il plus démocratique ? La victoire de FLN a-t-elle entraînée l’émancipation des algériens? L’émergence du Tiers Monde :C’est une aberration d’associer l’émergence du Tiers Monde avec émancipation qui sont deux moments distincts Des peuples qui ont acquis leur indépendance en 1991 n’étaient ils pas déjà émancipés? Pour les pays de l’Europe de l’Est depuis 1991, il s’agit d’émancipation, à l’époque de l’empire tsariste, il s’agit de décolonisation. Tiers monde : c’est un mot de Sauvy, de journaliste. C’est un concept flou. C’est une image qui ne permet pas de comprendre la réalité. Il y a confusion entre les trois termes : émancipation, colonisation, Tiers Monde. Il faut bien les distinguer.

Diversité des processus d’émancipation des peuples dominés

1°)émancipation nationale avec décolonisation
2°)émancipation nationale blanche. émancipation noire.
3°)émancipation sans décolonisation.

Emancipation nationale avec décolonisation

Il faut rejeter la notion de modèle : celle réussie comme la décolonisation britannique ou ratée comme la décolonisation française en Algérie ou en Indochine. Il n’y a pas non plus de décolonisation précoce (Royaume-Uni) ou tardive (Portugal). Ce sont des notions commodes seulement. Il faut analyser au cas par cas.
Des politiques ont été menées ou non. La France a fait preuve de lucidité envers la Martinique, les Antilles , la Guyane, la Réunion ou l’Afrique Noire. La Grande-Bretagne s’enlise dans des guerres longues en Palestine, en Malaisie, au Kenya, à Chypre. La seule décolonisation sans conflit a été la décolonisation italienne car le régime s’est effondré. La démarche chronologique est la plus juste à adopter.
C’est un processus de longue durée.
La 1ère période commence en 1910 avec l’Union Sud Africaine ou la SDN avec les mandats qui doivent conduire les peuples à la souveraineté. Le processus s’engage après la première guerre mondiale avec l’Egypte en 1922. En 1936, le processus se raffermit par les accords de la France avec la Syrie et le Liban pour les mener à l’indépendance.
La 2ème période se situe après la 2ème guerre mondiale qui a été un facteur d’accélération avec l’adhésion de nombreux pays à l’ONU.- 1945 : 55- 1960 : 100. Le nombre de pays a été multiplié par deux.- 1960-1980 : de 100 à 154.
Plusieurs sortes de décolonisations se mêlent. Certaines sont réussies , d’autres sont ratées. Après 1960, une guerre de décolonisation avec le Portugal, l’Espagne, la France (Nouvelle Calédonie), la Grande-Bretagne avec la question irlandaise. Toutes les décolonisations sont violentes à l’exception de celle de l’Italie qui s’explique par l’effondrement du régime. Les métropoles ont dû agir sous la contrainte des mouvements libéraux, des pressions internationales. La décolonisation a entraîné une vingtaine de guerres comme la France avec l’Indochine, l’Algérie. Les colonies ont eu surtout pour motivation l’idée d’indépendance et non de faire une révolution socialiste. Les enjeux sont surtout nationaux. Les militaires français pensaient à une guerre révolutionnaire. Ils se trompaient. La décolonisation des Indes Néerlandaises a été meurtrière, au Kenya, il y a une guerre meurtrière, guerre aussi en Angola., en Guinée Bissau, au Mozambique. Ces guerres ont touché toutes les puissances coloniales. Là où il n’y a pas eu de guerre, il y a eu des violences profondes comme les violences de Madagascar en 1947 et la répression qui a suivie. Il n’y a pas eu de guerre au Maroc, en Tunisie mais des violences endémiques et des répressions. Le mot fellagha est né en Tunisie, pas en Algérie. La guerre a eu lieu au Congo. Des affrontements violents ont eu lieu en Inde. les indépendances ont été arrachées par les peuples colonisés. Le coût de la colonisation exorbitant a fini par l’emporter.
Les contraintes internationales : Actuellement, on minimise le poids des relations internationales. Rôle des Etats-Unis, le prestige de la puissance de l’Union soviétique .Rôle de la contrainte internationale : rôle des Etats-Unis pour l’Algérie, rôle de l’ONU. Quel rôle ? On tend à limiter le rôle des grandes puissances dans la décolonisation. Ainsi le rôle des Etats-Unis aurait pesé peu dans la fin de la guerre d’Algérie.

2. Emancipation blanche, émancipation noire :

En Afrique du Sud et en Rhodésie. Ce sont des processus violents. La Rhodésie indépendante conforte le pouvoir de la minorité blanche. De 1965 à 1974, on a l’impression d’un succès malgré la pression internationale. Elle est minée par des guérillas multiformesla Rhodésie blanche a du mal à se maintenir car la démographie noire est forte d’où un compromis de 1979 avec accès au pouvoir de la majorité noire C’est une manière de conserver les privilèges pour la minorité blanche. Les accords ne sont pas réussis. Ils ont été remis en question. C’est un échec. Il n’y a pas de décolonisation réussie.

3. Emancipation sans décolonisation :

– avec la départementalisation par la loi du 9 mars 1946 adoptée par la France pour la Guyane, la Guadeloupe, la Martinique, la Réunion. Au départ, ce n’est pas le fruit de la générosité. Cette politique a été appuyée par la gauche socialiste et communiste par crainte que l’influence française soit remise en question par l’influence américaine. La départementalisation est ambiguëe. Elle est l’enjeu de combats entre le maintient de la souveraineté avec des revendications indépendantistes, de luttes syndicales violentes.Le processus de décolonisation reste inachevé parce qu’il se poursuit en Nouvelle Calédonie, en Irlande. Ailleurs, il est bloqué. C’est le cas pour les Malouines, les Falkland.- Emancipation et démocratieLe processus est ambiguë entre indépendances nationales et émancipation des peuples. Rarement les indépendances ont été accordées contrairement aux discours accompagnés de pratiques démocratiques avec des coups d’Etat militaires en Afrique .En 1976 20 Etats des 41 étaient dirigés par des gentes militaires en Afrique. Ce qui était fondamentale ce ne sont pas les idées démocratiques mais les idées nationales qui comptaient. Les nouveaux Etats ont été libérés et démocratiques.Les mouvements nationaux ont manifestés des revendications nationales, démocratiques. Ce sont les contraintes nationales qui l’ont emportées même par la violence.

II. L’émergence du Tiers Monde

Emergence diplomatique et internationale avec l’entrée d’Etats dans l’ONU, création des mouvements des non-alignés en 1955 avec 29 Etats. Conférence des non-alignés à Belgrade1953 : conférence de l’OUA. Une émergence économique :avec l’OPEP1963 : groupe des 77. Conférence pour le commerce et le développement CNUCED. Pour l’ONU, on sent le poids de ces pays, de leurs revendications. Cela peut donner l’illusion de puissance de l’ONU. Quel a été le poids de l’ONU dans la guerre d’Algérie ? Nul. Dans le Proche-Orient, nul, pour l’Afrique du Sud avec l’apartheid, nul. L’OPEP se constitue en 1960. La création de l’OPEP n’a pas modifié le cours du pétrole. Le redressement des prix est dû à la consommation mondiale. Il y a eu une tension sur les marchés avec les Etats Unis qui deviennent le 1er consommateur de pétrole dans les années 1970. Un nouveau changement important se produit lorsque Nixon découple le dollar de l’or en 1971. L’OPEP joue un rôle très secondaire. Cela dure une dizaine d’années. Le contre choc pétrolier est lancé par l’OPEP. Le pouvoir des consommateurs s’est organisé en économisant la consommation. Elargissement avec de nouveaux gisements L’éclatement de l’OPEP se produit avec la guerre Iran-Irak. Le Tiers Monde ne s’est manifesté qu’une dizaine d’années. Il n’y a pas de solidarité entre les Etats qui le composent. Le Tiers Monde est une image occidentale. Les pays du Tiers Monde ont fait prévaloir leurs intérêts nationaux. Les ensembles durables sont ceux qui associent les pays du Tiers Monde avec les anciennes métropoles. Les accords de Lomé, les relations nord-sud sont plus durables.

III. Questions qui ont suivies la conférence :


1. Quel a été le rôle des élites, le poids des élites dans la décolonisation ?


C’est très difficile de l’évaluer. C’est très différent et très variable d’un pays à l’autre. Les élites concernent de 1 à 3 % de la population. Ce sont des intellectuels ,.Ils sont en Europe ; ils ne vivent pas dans leur pays. Il faut chercher les élites dans une petite bourgeoisie, dans les commerçants. Il faut souligner le rôle des élites ouvrières comme les dockers, dans les chemins de fer, les mines. Ce sont les premiers foyers. Il faut signaler le poids des élites religieuses comme les missionnaires. Les élites européennes ont aussi joué un rôle dans les indépendances.


2. La crise de Suez : Quelle a été son importance et son rôle ?


Elle a une double dimension. C’est une tentative militaire pour maintenir la liberté de circulation. pour les français. L’Egypte constitue une base arrière pour l’Afrique. C’est faux. Il y a l’idée se de mettre à genoux l’Egypte qui soutient les rebelles algériens. Le conflit au Moyen-Orient renforce l’existence d’Israël contre l’armée la plus menaçante. Il y a un décalage entre la politique américaine , française et anglaise.


3. Le non-alignement : Quelle a été le rôle et l’importance des pays non alignés ?


On pense à l’influence soviétique contre les Etats Unis. Pas de cohérence. Ces pays votent des résolutions contre l’apartheid, pour la revalorisation des matières premières et sont opposés pour défendre leurs intérêts. Ce mouvement a manqué de cohérence.


4. L’Algérie : Quel est le rôle et l’importance des problèmes démographiques et économiques ?


Sur 38 études actuelles, une seule est orientée vers la recherche en économie.
Dans les années 1930, l’Algérie connaît un essor démographique, la production n’augmente pas. L’industrialisation se heurte à des obstacles. La métropole achète la production au-dessus des cours mondiaux.
Les obstacles à l’industrialisation sont :

– le manque d’énergie avant la découverte du pétrole et du gaz en 1962.
– le manque de main-d’ouvre qualifiée et bien formée. La demande de recruter une main d’ouvre indigène se heurte à des obstacles et ne réussit pas sur place.
– l’absence de marché intérieur.

SOURCE: www.africa-onweb.com



2 Réponses to “Histoires d’Afrique, Histoire d’Occident”

  1. Bonjour a votre blog, vouzs pouvez mettre en article ce qui va suivre sur votre blog si vous avez le temps car cet article est très intélressant voici ce reportage:ET LE DIFFUSER a vos amis et blog amis car il parle des Illuminati en Afrique
    Merci beaucoup si vous créer un article sur votre blog du commentaire ci-dessous avec Laurent Ngalombe
    Claude
    Problèmes en afrique?

    Entretien avec le professeur Ngalombe sur les puissances des ténèbres et les forces du mal en Afrique, de la sorcellerie a la franc-maçonnerie Luciférienne. Du Pasteur Laurent Ngalombe

    Ceci est une partie d’un reportage qui a été enregistré par un magasine qui a malheureusement disparu « La Croix et le Glaive » journal Chrétien local Congolais le 25/09/1977 au Congo Brazzaville

    (Les propos on été recueillit par Alfredo Gonçalves un journaliste Angolais)

    //Depuis des temps, on a entendu parler dans une minorité de personnes qui sont au courant d’un gigantesque Complot planétaire Satanique et Ufologique, sur une croyance selon laquelle des extraterrestres maléfiques, qui nous contrôleraient via les gouvernements et les institutions religieuses et financière, qu’on appel les Illuminati.

    Les Illuminati sont une société secrète qui dirige l’Occident via la Franc-maçonnerie et l’ONU, et qui est par-dessus toute une organisation « Luciférienne » et par sa nature spirituelle négative il ne faudrait pas la confondre avec une organisation philanthropique(…)//
    Source http://losako.afrikblog.com/archives/2007/10/10/6486707.html

    Maintenant je raconte avec certitude mon reportage et l’entretient de Mr Ngalombe ;

    Alors que j’écrivais une missive sur le gouvernement Occulte de la République Française sur des pots-de-vin des politiciens corrompus, je recevais une lettre d’un pasteur désirant rencontrer pour raconter qu’un ami des services secrets américain lui aurait révélé un plan secret sur la domination de l’Afrique par le pentagone et certaines informations que j’avais en main me semblaient très intéressantes.
    Tout d’abord l’implication de la sorcellerie et de l’église dans les conflits en Afrique, surtout par la Franc-maçonnerie, et ensuite des puissances sataniques d’une menace Babylo-reptilienne qui se nourrissent de ces conflits.

    Alfredo Gonçalves : Bonjour, c’est avec plaisir et avec de la joie en l’esprit de Jésus-Christ de vous adresser la parole car vous êtes connu pour votre réaction vis-à-vis du gouvernement Occulte et de la corruption, vous avez écrits des articles selon lequel la sorcellerie est impliquée dans les guerres et dans l’esprit des rebelles ? J’aurais quelques questions a propos de vous et le gouvernement Angolais et en Afrique en général.

    Laurent Ngalombe : merci de votre accueille que le seigneur vous bénissent vous et votre famille (il se met à prier), pour votre protection je vous autorise seulement a écrire cet interview.

    Alfredo Gonçalves : d’accord j’espère que on aura un très bon moment ensemble et que le monde entier sera au courant de cet entretient (22.08.1977) et que les français réfléchissent a cela des problèmes en Afrique.

    Laurent Ngalombe : pour commencer je vais expliquer pourquoi je suis venu vous voir car il est temps que le peuple soit au courant de la vérité de ce qui se passe ici et dans d’autres nations.

    Alfredo Gonçalves : ce qui veut dire que vous êtes au courant de certaines informations politiques ?

    Laurent Ngalombe : je vais décrire ce qui se trames ces temps car je sens que ma famille est en danger car je représente une menace pour le gouvernement et des Franc-maçon ont essayé d’empoisonner ma nièce de 5ans et je parle pour dénoncer ces faits.

    Alfredo Gonçalves : donc vous représenter une menace pour ces gens et quel est le rapport avec la sorcellerie ? (il hésita à répondre cette question mais il le fit) pour avoir du pouvoir ?

    Laurent Ngalombe : je vais vous faire un aperçu de ces actions en Afrique :
    – Il y a un grand problème chez nous en Afrique, c’est la pauvreté qui s’installe, des gouvernements corrompus et des conflits armés, qui déstabilisent le continent. Le peuple africain est soumis aux décisions et politiques de l’Occident et aux commerces, internationaux et le FMI, le fond monétaire international qui fait que les gouvernements doivent subir et obéir a l’exaction du pouvoir mondial. Il y ce qu’on appel corruption d’état c’est que les politiciens doivent se soumettent aux règles internationales. (Il sort des notes de sa poche)
    -Un autre grand problème inclus dans cette première rétrospective c’est les dictateurs comme Bokassa, Obasanjo, Sékou Touré, Amin Dada,… Un de ces exemples est Omar Bongo du Gabon il est puissant lui avec sa famille mais son peuple est sous la misère c’est pourquoi il faut agir et la France le soutient.
    -Certains comme le Djibouti accèdent à l’indépendance récemment mais des dictatures aussi.
    -Les pays en on marre d’être sous la coupe colonialiste des puissances européennes.
    -La pauvreté fait partie de ce fléau car des gens meurent de faim et d’autres n’on rien c’est la misère, c’est très grave et les richesses sont exploitées par des gens peux scrupuleux et sans pitié.
    (Dans une de ses notes il parle du plan d’un ordre international qui se fera dans 10 ans puis en 20ans le monde sera dominé par un grand roi solaire)

    Alfredo Gonçalves : c’est très intéressant, il faut agir tout de suite par l’amour en Jésus-Christ, les politiciens en Afrique se soumettent sous le joug Occidental et n’on pas peur de se faire marcher dessus comme Mr Bongo par la France et c’est un groupe qu’on appel les Illuminati sont derrière ce carnage économique de l’Afrique comme je le suppose.

    Laurent Ngalombe : c’est vrai on ne doit pas se faire marcher dessus mais miser l’argent pour développer le pays(Congo), créer des emplois et aidé les écoles et hôpitaux.

    Alfredo Gonçalves : vous m’avez dit que vous avez un terrible secret, c’est quoi ce secret ?(3ème guerre mondiale venant d’Afrique du Sud)

    Laurent Ngalombe : les assassinats coups d’états sont légions ici il y a eu Joachim Yhombi-Opango qui renversa Ngouabi et aussi comme en Ethiopie de Mengistu. Un chez nous qui est un héros Patrice Lumumba et que certaines sources serait la CIA qui l’a assassiné comme Martin Luther King, Kennedy et le Che, certains disent que les plans de cette élite Illuminati ne veulent pas de concurrence mais c’est faux.

    Alfredo Gonçalves : merci mais vous m’avez pas répondu à ma question, avez-vous obtenu des dossier concernant cette guerre ?

    Laurent Ngalombe : c’est très opaque car les services secret laissent pas filtré les informations par n’importe qui, ici on a du se cacher car on est en grand danger pour notre sécurité on a du faire comme ça.

    Alfredo Gonçalves : bon ! Alors on est sous la protection du seigneur il nous protégera.

    Laurent Ngalombe : Un jour un ami du Bantoustan m’écrit que l’armée sud-africaine a planifié d’envahir ses voisins j’jusque chez nous puis l’Union Soviétique la menace socialiste ripostera, c’est ce que mon ami m’a fait comprendre.

    Alfredo Gonçalves : la menace Soviétique est sous le contrôle des Illuminati ?

    Laurent Ngalombe : Oui on peut le dire car en 2000 l’Union Soviétique s’effondrera et le monde sera en paix, la Chine deviendra Chrétienne par l’action du Saint-Esprit selon une source Vietnamienne. Les Illuminatis maintiennent le peuple dans la peur rouge.
    Avez-vous entendu parler du groupe Bilderberg, l’élite international financé par les Rockefeller ?

    Alfredo Gonçalves : Non, pas ce que je le sache !? Mais ce nom me dit quelque chose d’après un séminariste ils contrôlent l’euro-Amérique et l’OTAN.

    Laurent Ngalombe ; ce club est très secret je le sais des Cubains et c’est les grands hommes qui se réunissent pour parler de l’avenir du monde, les sources me le disent.
    Ils veulent détruire et exploiter l’Afrique et son peuple et ils croient qu’on est inférieur à eux, c’est par l’esprit de Satan qui anime et contrôle ce Club. Le capitalisme détruit les pauvres.

    Alfredo Gonçalves : c’est écrit dans la bible cet événement ? Dans l’Apocalypse ?

    Laurent Ngalombe : oui c’est dedans l’avènement de l’antéchrist, la marque de la bête,…

    Alfredo Gonçalves : on entend ces temps parler du retour de Jésus et qu’and l’ordre mondial se fera et dans quel but ?

    Laurent Ngalombe : c’est pour nous protéger les Chrétiens de Satan et ses plans, mais je pense que Jésus reviendra avant 1985. Ce dictateur méprisera les Chrétiens comme Hitler et les Juifs, il fera couler du sang. (Comme une rumeur se répand sur les reptilien, la question revient dessus)

    Alfredo Gonçalves : une question sur les OVNI, les gens en parlent de lézards humanoïdes ?

    Laurent Ngalombe : ces reptiles sont des agents de Satan, des services secrets m’on apprit cela, c’est hallucinant que les gouvernements nous cachent des informations, ils nous cachent la technologie extraterrestre, mais comme on est en Christ nous ne préoccupons pas de cela(OVNI).

    Alfredo Gonçalves : au début vous m’avez dit que votre nièce a été une cible des Franc-maçon es ce que c’est un avertissement comme en Afrique du Sud ?

    Laurent Ngalombe : un des problèmes de cette société fraternaliste elle croie au grand architecte de l’univers qui est d’autres que Lucifer, ces gens se croient puissant et adorent l’Occultisme.
    -Un objectif est de détruire ce continent par la famine, les maladies et les conflits, c’est orchestré par ce groupe et par le Bilderberg et des organismes politico-financiers, le G7 en fait partie.
    -Ils contrôlent les dictateurs et sélectionnent les futurs chefs d’états partout dans le monde. La France soutien Omar Bongo car il est de leur groupe et ce pays est sous leur joug avec les Etats-Unis.
    -Ils n’aiment pas qu’on les dérange car ils on un point faible c’est la vérité.
    En France, une devise maçonnique est Liberté, Egalité et Fraternité et aux Etats-Unis la statue de la Liberté à New-York est un symbole à eux d’ailleurs Washington la capitale regorge de lieu maçonnique. Sur le billet de un dollar américain il y a une pyramide qui je pense représente l’ordre nouveau.

    Alfredo Gonçalves : c’est très bien représenté, mais d’où tenez-vous ces informations ? Comment ?

    Laurent Ngalombe : J’ai un ami qui travaille à l’embrassade des Etats-Unis a Nairobi au Kenya, ce qui veut dire que peut de monde le sait et moins sur les Bilderberg, il m’a dit u jour que les franc maçons avaient conquit l’Europe (Royaume-Unis, France), l’Amérique(Etats-Unis) et le reste du monde sauf les pays Communistes et ils ont des symboles Occultes comme la pyramide, il a obtenu d’un initié qui lui a expliquer et que notre continent n’est pas épargné, loin de la.

    Alfredo Gonçalves : on a eu des rumeurs sur le Watergate es ce partie de leur jeux ?

    Laurent Ngalombe : je pense que oui, les Illuminati aiment ce genre de choses comme les assassinats et coups d’états mais aussi en Asie et Amérique Latine des scandales comme ceux-la.

    Alfredo Gonçalves : et des personnes hautes placés d’on vous parlez sont en danger du aux révélations et d’où provient ces fuites sur les Illuminati et font t’ils des sacrifices humains ?

    Laurent Ngalombe : les personnes que je site elles sont anonymes car pour leur sécurité je ne dit pas de noms si elles sont découvertes elles se font assassinées, c’est triste mais c’est comme ça avec les « adorateurs de Lucifer », des autres mouvements en parle mais Dieu a sa main dessus. Pour des rituels de magie noire lucifériens, il y a un club ou les présidents et chefs d’état y font des choses étranges en Californie et a Yale, c’est connu la bas.

    Une courte pause ne fera pas de mal, j’en reviendrai avec Babylone et la paix.
    Revenons sur cela, en fait la Grande Babylone est l’église romaine avec les Illuminati.

    Alfredo Gonçalves : c’est intéressant, mais les Illuminati contrôlent t’il pas l’Union Soviétique ?

    Laurent Ngalombe : je vais répondre a cette question, je pense que c’est le cas mais eux ils pratiquent des messes noires comme ici, une autre s’impose comment préparer l’Afrique et nous même au retour de Jésus, ce qui faut faire.

    Alfredo Gonçalves : oui, comment, je sais que beaucoup d’africains souffrent de misères.

    Laurent Ngalombe : un de mes contactes m’a révélé que les Rothschild contrôlent les banques mondiales avec le puissant Rockefeller et essayent de détruire l’Afrique mais les questions se posent, faut t’il pas développer l’Afrique comme je l’ai dit plus haut, des écoles, hôpitaux, des églises pour enrayer la sorcellerie et évangéliser, mais c’est déjà dit dans la bible que des fléau toucheront la planète à la fin des temps et avant le retour de Jésus il y aura peut être ou après l’avènement de l’Antéchrist qui lui est le chef es maitres du monde (Illuminati) et lui sera comme Hitler mais nous serons plus loin il faut amener le peuple africain à l’espérance d’avoir été baptiser et recevoir le Salut.

    Alfredo Gonçalves : alléluia ! J’espère que dans un an toute l’Afrique sera averti et c’était un plaisir de vous rencontrer et avec la joie de l’Eternel et cet entretien arrive à son terme.

    Laurent Ngalombe : il y a pas de quoi maintenant je vais prier et demander votre protection sur mes propos car les sorciers et franc-maçon auront peur de mes propos.

    Alfredo Gonçalves : bonne journée et dites que cet entretient s’est déroulé à Libreville.

    Laurent Ngalombe : je les tiendrai au courant, adieu

    Alfredo journaliste inter-Afrique, œuvrant pour Jésus-Christ.

    Laurent est un prédicateur Congolais et il répand la bible dans sa région et il s’est fait menacé par Satan guidés par les Franc-maçon et des complices sorciers, car il leur a fait peur en criant l’évangile, lui il est au courant de certaines informations confidentielles politiques de toute l’Afrique. Il me redira plus tard après ce reportage que Israël fait partie de

    A. Gonçalves

    Alfredo Gonçalves est un journaliste Angolais qui a œuvré dans des organisations non gouvernementales qui est malheureusement décédé en 1984 et connu sur la vérité des médias qui lui est pour la paix et son article à été publié mais il a été étouffé en 1978.

    Laurent Salomon Ngalombe(1932-1998) est connu comme un prédicateur Congolais qui était connu à son époque pour conspirationnisme contre son gouvernement et a évangélisé sa région au Congo Brazzaville.
    Note de, ce reportage ne figure dans aucun document car il a été censuré a pars ce journal.

  2. Entretient sur les Illuminati et discussion avec Laurent S. Ngalombe sur le sujet de l’Ordre Nouveau en Afrique, la Sorcellerie et les politiques.

    Bonjour,

    Bonjour a tous chers lecteurs de ce journal privé, je vais vous présenter un invité connu pour ses propos sur la corruption des élites en Afrique, cet entretient se passe a Abidjan en Côte-D’ivoire. Bien je vais vous faire montrer ce dialogue avec Laurent qui connait bien sur les Illuminati et la corruption et sorcellerie en Afrique.
    Ces Illuminati sont des ennemis du seigneur, ils peuvent se prendre pour Dieu en s’asseyant sur son trône et déclarer eux même de Jésus.
    Ces Illuminati contrôlent la planète et sont puissants, banques, industries et multinationales, politique, militaires, lobbys et autres sous notre nez car on se rend pas compte de cela, ils sont très discret et personne n’entend parler du groupe Bilderberg par exemple.

    Je vais vous présenter ce que le travail que j’ai entretenu avec Laurent Solomon Ngalombe.

    Charles Nalimba-Lumaka : Bonjour, cher frère en Christ et bienvenu a Abidjan.
    Laurent S. Ngalombe : merci il y a pas de quoi, je vais prier comme toujours, pour que le seigneur nous protège durant cet interview et entretient sur les Illuminati.

    CNL : je vais me mettre aussi à prier…
    LSN : Jésus, seigneur, tout puissant je mets cet entretient entre tes mains et que…

    CNL : bon, on commence
    LSN : je vais parler des problèmes en Afrique et parfois dans le monde, j’ai beaucoup a vous donnez en apprenant sur les Illuminati et leur influence

    CNL : parlons en, comment êtes vous au courant de cette histoire et comment avez-vous entendu parler de Jésus Christ pour la première fois.
    LSN : en fait je l’ai rencontré en Afrique du Sud quand j’avais 20ans a Johannesburg dans les années 50 et je cherchais dans ma vie quelque chose à combler car je me sentais heureux et sans religion. Je ne croyais pas en Dieu mais un jour dans un bus une dame me parla de Jésus mais je ne l’entendis pas car je trouvais ringard la croyance en un Dieu.

    CNL : et vous pensiez que c’était n’importe quoi la religion ?
    LSN : je pense que Dieu était pas pour moi a cette époque d’aspres mes souvenirs et je vais vous raconter la suite un peu plus tard et les sur les Illuminati mes amis y connaissent très bien car ils ont la possibilité de les connaitre.

    CNL : comment ils vous donnent certaines informations émanant des services secrets ?
    LSN : j’ai un ami haut placé du Bantoustan en Afrique-du-Sud, un autres a l’ambassade a Nairobi et il connait les agissement des politiciens et un peu sur les Franc-maçon, et des pasteurs qui ont côtoyé des Illuminati aux Etats-Unis.

    CNL : ont t’il l’attention de vous faire taire car vous avez des informations tenues secrètes ?
    LSN : je cours un grand danger mais dieu est avec moi, un jour les Franc-maçon y on voulu empoisonner ma nièce car je les mis en conflit d’intérêt, ils me mettent la pression en publiant sur moi des articles contre moi en mentant sur mes croyances en Christ, une fois j’ai eu un piège dans ma boite a lettres un serpent a été glissé et heureusement il était mort mis c’est pour me faire peur et me dissuader de divulguer certaines infos sur eux.

    CNL : quel sont les objectifs des Illuminati et font t’il des messes noires, y a-t-il une mise en garde pour nous ?
    LSN : Ils veulent détruire les écosystèmes naturels, dominer le monde par leurs politiques, des entreprises et par le Bilderberg Club, les Rothschild et Rockefeller sur l’économie mondiale.
    Voici quelques plans ;
    -Créer des problèmes pour mettre en marché financier des solutions.
    -Gouverner le monde politiquement, militairement et financièrement.
    -Détruire TOUTE morale et la société.
    -Abolir la propriété et le Nationalisme.
    -Polluer la terre et interdire la religion.
    Mais il ne faut pas avoir peur car Jésus nous donne la force et sa puissance pour nous protéger des puissances de malédictions proférées par les Illuminati et Satan des messes noires qui ne sont pas intelligentes du tout.
    Donc Jésus-Christ notre sauveur nous soutiens et que par lui il, peut nous guérir.
    Si vous voulez êtres protégé par Dieu ne tentez pas le mal en jouant avec lui, priez pour sa bienfaisance et par l’action du Saint-Esprit.

    CNL : concernant des conflits, certains sont causés par eux ?
    LSN : oui pour du pouvoir et des l’argent ils feront tout pour atteindre leurs buts, créer des guerres pour subvenir aux besoins cruels de leurs pulsions sataniques comme tuer des civiles sous prétexte de combattre leurs ennemis.

    CNL : comment ils font pour avoir le monopole Occulte sur l’économique mondiale ?
    LSN : ils contrôlent tout et par tous les moyens disponibles pour asservir le monde en créant des crises économiques pour que les gens appellent les gens au secours comme ça ils peuvent mettre sur le marché leurs solutions.

    CNL : parlez-vous de ces choses à d’autres chercheurs comme vous ?
    LSN : J’en ai déjà discuté avec un journaliste Angolais, je lui ai dit en détail quelques événements créer par eux et le retour de Jésus, la 3ème guerre mondiale, le Watergate, la Franc-maçonnerie et les problèmes en Afrique.

    CNL : vous êtes même dans la communauté Myriam et elle recherche quoi sur les Illuminati et t’elle influente ?
    LSN : cette communauté essaye de communiquer les problèmes à d’autres chercheurs, et étudie la Foix en Christ, la prière et des phénomènes démoniaques de sorciers et sur la Franc-maçonnerie, l’évangélisation de personnes pratiquant la magie noire.

    CNL : et du retour de Jésus, on parle de ce retour vous avez le sentiment qu’il est proche ?
    LSN : je sens son retour est proche et les signes se font plus fort, dans 20 les gens vivront sans les chrétiens.

    CNL : et au début vous avez parlé de votre conversion en Christ parlez moi de la suite ?
    LSN : je ne voulais pas croire la vieille dame mais insista d’aller a une église dont je donnai mon cœur au seigneur trois jour plus tard.

    CNL : et votre ministère a commencé quand et pour quel raison ?
    LSN : j’ai eu une vision du seigneur que l’Afrique a besoin de Jésus-Christ car Satan et les Illuminati veulent les richesses matérielles et spirituelles en finançant les guerres et sorcellerie Maçonniques, des sectes comme le Kimbanguisme.

    CNL: connaissez vous le père Regimbal anti-Illuminati et Maçonnique qui parle comme vous des Illuminati au Canada ?
    LSN: j’ai un document que je vous donne il date d’il y a 3ans que je me suis entretenu avec un journaliste sur les Illuminati

    CNL : Le Bilderberg est t’il filiale Illuminati
    LSN : oui, cette information doit resté secrète car on risque la fin du journal la »Croix et le Glaive » et des sanctions pénales juridiques sur le plan professionnel ou licenciement.

    CNL : donc, ’est dangereux de révélé certaines informations sensibles ?
    LSN : oui, divulguer des contre-vérités sois disant nuirait a la stabilité politique.

    CNL : Vous risquez votre carrière si la vérité éclate comme Lumumba, vous et le Père Regimbal ?
    LSN : Oui, on peut m’inviter a manger et mettre du poison dans mon assiette mais le seigneur me guidera et me protégera des ruses du malin et un collègue s’est vu menacé par le Bilderberg en personne.

    CNL : Ils disposent une arme de crédibilité et vous avez peur ?
    LSN : Non je n’ai pas peur car Jésus déclare si vous menacer votre prochain, vous périssez.

    CNL : ce serait une ruse de Satan ?
    LSN : oui pour me faire tomber ils en ont pleins les poches et leurs armes-argent ils font peur mais Jésus déclare : 13:34. Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres.
    13:35. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres.

    CNL : Bien c’est la fin et qui est Lucifer ou Satan selon des sources ?
    LSN : Lucifer est un Archange rebelle qui se voulait être Dieu et Satan est le maitre du Mal, Jabulon(Isis est la Déesse Maçonnique) le Dieu de la Franc-maçonnerie, mais Dieu a tellement aimé le monde qu’il a envoyé son fils afin que quiconque croit en lui sera sauvé et c’est la faiblesse de Satan-Lucifer-Jabulon-Isis qui est impuissant devant Dieu. Amen

    CNL : Bon, on a assez parlés, allons ensemble vers l’église après cet entretient.
    LSN : d’accord que Dieu bénisse les lecteurs. Amen, Amen, Amen

    CNL : Bonne nouvelle à nos lecteurs, nous ferons tous pour que ce message ne soit censuré.
    LSN : Chers Lecteurs, que Dieu vous aide à discerner et déjouer les tentations de Satan…

    Entretient avec Charles Nalimba-Lumaka sur Satan et l’Afrique en témoignage avec Laurent S. Ngalombe a Abidjan en Côte-d’Ivoire.
    Sarah Majene-Ombo

    Quelques adresses des Francmacons Afro-Européens pour votre information.

    Adresses des Franc-maçon Européens et Africains de la Loge Alpha du Sacrée Cœur (2002)
    boungala-c144@hotmail.fr gishec@africa.com tokome@Alpha.com
    alexfortier@hotmail.fr kemal@yahoo.fr lodgesc@Alpha.com

    Races de vipères, comment pourriez-vous dire de bonnes choses, méchants comme vous l`êtes? Car c`est de l`abondance du coeur que la bouche parle. (Mt 12/34)

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